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Des accusations pourraient être portées en lien avec la mort de Simon Dufour

Cet adolescent de 15 ans a péri après avoir été percuté par un train à Saint-Bruno-de-Montarville.

26/11/2017 15:45 EST | Actualisé 26/11/2017 15:45 EST
Facebook/Simon Dufour

La mort tragique de Simon Dufour est scrutée à la loupe par le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

Cet adolescent de 15 ans a péri après avoir été percuté par un train à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie, jeudi dernier.

Dans la foulée de sa mort, le SPAL a immédiatement lancé une enquête, ce qui n'a rien d'inhabituel selon l'agente Claudine Després. Cette dernière a, en effet, indiqué qu'il s'agit de la procédure normale «dans un cas de mort violente».

Selon la soeur du défunt, Karine Dufour, son cadet s'est suicidé car il était victime d'intimidation depuis son passage à l'école primaire.

Mme Després a souligné que les individus, qui auraient pris pour cible l'adolescent, pourraient éventuellement être traduits en justice.

Avant qu'une telle étape ne puisse être franchie, les enquêteurs du Service de police de l'agglomération de Longueuil vont, toutefois, devoir s'efforcer de trouver des réponses à certaines questions demeurant en suspens.

Claudine Després a cité certaines de ces interrogations. «Est-ce qu'il y a eu des menaces? Est-ce qu'il y a eu du harcèlement? Est-ce qu'il y a eu de l'intimidation?», a-t-elle énuméré dans le cadre d'une entrevue réalisée dimanche avec La Presse canadienne.

Puis, Mme Després a fourni une précision supplémentaire susceptible de donner des sueurs froides à bien des jeunes qui, avec leurs railleries, empoisonnent l'existence de certains de leurs pairs. «Ce n'est pas nécessaire que ce soit de la violence physique pour pouvoir porter des accusations criminelles», a-t-elle mentionné.

De la consternation au sein de la classe politique

Le triste sort de Simon Dufour a ébranlé autant le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx que le porte-parole caquiste en matière de jeunesse, Jean-François Roberge.

En marge du congrès des libéraux provinciaux tenu à Québec, M. Proulx a déclaré, dimanche, que la mort de l'adolescent «lui a glacé le sang».

Il a également soutenu, d'un ton empathique, qu'il pouvait imaginer «toute la souffrance de ce jeune (...), de sa famille, des gens qui demeuraient autour de lui».

De son côté, M. Roberge a dit, à peu près au même moment, qu'en tant que père de famille, ce drame humain l'atteignait «droit au coeur».

Devant les journalistes présents à Sherbrooke pour assister au conseil général de la Coalition avenir Québec, il a également fait écho à une proposition formulée par Mme Dufour qui a laissé entendre, dans un long message publié en ligne, que les jeunes ciblés par des moqueries auraient grandement besoin de pouvoir s'épancher auprès de personnes se trouvant en position d'autorité.

«Ce que je souhaite c'est que chaque direction d'école (et) chaque enseignant ouvrent la porte à ces jeunes-là», a affirmé l'élu caquiste.

Il a enchaîné en faisant valoir qu'ils ont besoin d'être écoutés et que leur détresse ne doit «jamais, jamais (être) banalisée».