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L'Oratoire St-Joseph s'adresse à la Cour suprême

La requête du recours collectif ferait état d'actes commis à l'Oratoire St-Joseph dans les années 1950, par un membre des Ste-Croix décédé en 2001.

24/11/2017 17:44 EST | Actualisé 24/11/2017 17:44 EST
Photo by Douglas Keister/Corbis via Getty Images

L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal a déposé, vendredi, une demande d'autorisation d'appel à la Cour suprême du Canada dans l'espoir de se voir exclure d'un recours collectif contre les Frères de Sainte-Croix.

Le 26 septembre, la Cour d'appel du Québec, autorisait une deuxième action collective contre la Congrégation de Sainte-Croix pour des sévices sexuels commis par des frères, mais cette fois en incluant aussi l'oratoire.

L'institution souhaite se faire épargner de la poursuite, a-t-elle fait savoir par voie de communiqué. L'Oratoire Saint-Joseph prétend être «ciblé de manière exceptionnelle» puisqu'il est «l'unique lieu poursuivi en tant qu'institution».

Selon ses administrateurs, il se voit «imposer un fardeau juridique qui ne lui appartient pas».

L'institution tient à condamner «vigoureusement, et sans équivoque, tous les actes inappropriés affectant tant les mineurs que les adultes». Toutefois, selon le communiqué de presse, elle remet en question la légitimité de la démarche à son endroit.

La requête du recours collectif ferait état d'actes commis à l'Oratoire St-Joseph dans les années 1950, par un membre des Ste-Croix décédé en 2001.

Au moment de la décision de la Cour d'appel du Québec en septembre dernier, le porte-parole des victimes, Sébastien Richard, se réjouissait de l'inclusion de l'oratoire dans la requête soulignant que l'institution relève directement du Vatican.

«Ce serait d'autant plus gênant que le pape Benoît XVI a canonisé le frère André, fondateur de l'oratoire Saint-Joseph!», avait-il lancé à La Presse canadienne.

Pour lui, les gens de l'oratoire «ont gardé le silence très longtemps, trop longtemps», avait-il déploré.