POLITIQUE

Vente d'immeubles: la vérificatrice générale blâme la mauvaise gestion de la SIQ

Vente à perte de trois immeubles gouvernementaux en 2008 : 18 millions $ perdus par l'État

23/11/2017 15:46 EST | Actualisé 23/11/2017 15:54 EST
La Presse canadienne (PC)

QUÉBEC — La vérificatrice générale dénonce le laxisme dont a fait preuve la Société immobilière du Québec (SIQ) lors de la vente de trois immeubles gouvernementaux en 2008.

Dans ce dossier, la SIQ a agi précipitamment, multipliant les erreurs de gestion, en effectuant notamment des concessions financières estimées à 18 millions $.

C'est ce qu'a conclu, dans un dossier accablant, la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, dans son rapport annuel 2017-2018, déposé à l'Assemblée nationale jeudi.

L'organisme, devenu depuis la Société québécoise des infrastructures (SQI) en 2013, a réagi par communiqué en affirmant qu'il était déterminé à récupérer les sommes en cause. Une équipe d'avocats s'affaire déjà à entreprendre les recours civils au moment opportun.

Deux des immeubles en question étaient situés à Québec (édifice J.-A. Tardif et Place Québec) et un à Montréal (500, boulevard René-Lévesque Ouest).

Selon la vérificatrice, les règles élémentaires de saine gestion et de prudence n'ont pas été suivies lors de ces transactions immobilières.

Le conseil d'administration de la SIQ a autorisé la vente de ces immeubles sur la base d'informations erronées et insuffisantes, a-t-elle conclu après enquête.

Le processus de sélection retenu par la SIQ a eu pour effet de limiter le nombre d'acheteurs potentiels, et ce, «sans justification», écrit la vérificatrice.

De plus, la SIQ a accepté d'ajouter une clause stipulant que les réparations majeures futures seraient à sa charge, sans jamais fixer de balises quant à l'importance et la valeur des travaux requis.