POLITIQUE

Guy Ouellette perd la présidence de la Commission des institutions pour de bon

Il aura toutefois un maigre prix de consolation.

22/11/2017 10:19 EST | Actualisé 22/11/2017 11:25 EST
LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – Le député de Chomedey, Guy Ouellette, a peut-être repris sa place au caucus libéral, mais il ne redeviendra pas président de la Commission des institutions qui se penche sur le projet de loi 107 sur l'indépendance de l'Unité permanente anticorruption.

La whip en chef du gouvernement, Nicole Ménard, a déposé une motion à l'Assemblée nationale, mercredi, pour que M. Ouellette devienne un membre permanent de deux commissions, soit celle de la culture et de l'éducation, et celle sur l'aménagement du territoire.

Le député de Chomedey prendra donc la place du député de Champlain, Pierre Michel Auger, qui ira quant à lui à la Commission des institutions.

M. Ouellette a été arrêté par l'UPAC le 25 octobre dernier. Il s'est par la suite retiré de son caucus, en attendant que le Directeur des poursuites criminelles et pénales décide de déposer des accusations ou non.

Au début de la semaine, il a demandé de reprendre ses fonctions comme député au sein du gouvernement libéral et de reprendre sa place à la tête de la Commission des institutions. Le caucus a accepté de le reprendre dans ses rangs, mais n'a pas acquiescé à sa deuxième demande.

Mardi, le leader parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, disait que M. Ouellette avait la «confiance» de son parti pour reprendre sa place de président et ce, même si la Commission se penche sur le projet de loi 107.

La Coalition avenir Québec, de son côté, était moins chaude à l'idée, vu que le député est toujours sous enquête. « M. Ouellette, présentement, a une épée de Damoclès au-delà de la tête », a dit le leader parlementaire François Bonnardel.