POLITIQUE

Guy Ouellette réintègre le caucus du Parti libéral du Québec

Il s'était retiré de façon volontaire après son arrestation.

21/11/2017 09:35 EST | Actualisé 21/11/2017 18:57 EST

QUÉBEC – Arrêté le 25 octobre dernier par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le député de Chomedey, Guy Ouellette, se dit maintenant « très heureux » de réintégrer le caucus libéral.

La présidente du caucus, Filomena Rotiroti, a confirmé en début d'après-midi que les députés libéraux avaient acquiescé à cette demande de M. Ouellette. Son souhait de présider la Commission des institutions de nouveau est toujours en « discussion ».

Le député s'était d'abord retiré du caucus de son propre gré en attendant que le Directeur des poursuites criminelles et pénales décide de porter ou non des accusations à son endroit.

Moins d'un mois plus tard, il dit ne pas vouloir devenir une « victime » des longs délais judiciaires à son endroit.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a tranché dans une décision la semaine dernière que l'UPAC n'avait « aucune sensibilité à l'égard de la situation particulière » dans laquelle M. Ouellette se trouvait comme élu et comme président de la Commission des institutions.

Les membres de l'association libérale de Chomedey ont aussi voté à l'unanimité lundi soir afin que leur député réintègre le caucus du gouvernement et reprenne sa place comme président de la Commission des institutions. Un vote qui a pesé lourd dans la balance, admet M. Ouellette.

Quelques uns de ses collègues croisés mardi matin se disaient ouverts à ce que le député de Chomedey réintègre le caucus libéral. «J'espère bien qu'il revienne», a lancé André Drolet, député de Jean-Lesage, à l'entrée de la rencontre. «C'est un collègue qui est important pour nous autres», a renchéri Raymond Bernier, le député de Montmorency.

D'autres ont insisté que la décision finale revenait au caucus. «Moi, je n'ai pas de problème, mais c'est une discussion de groupe», a expliqué Serge Simard, le député de Dubuc.

Cette demande de M. Ouellette a accaparé l'attention alors que le ministre des Finances, Carlos Leitao, présente sa mise à jour économique. Le gouvernement a annoncé des baisses d'impôts dans son mini-budget, en plus de réinjecter de l'argent en éducation et en santé.

La Commission des institutions, qui devait se réunir mardi matin pour l'élection d'un nouveau président, a finalement été annulée. Selon La Presse, le député d'Orford Pierre Reid était pressenti par la majorité libérale pour la diriger.

Le leader parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, dit que M. Ouellette a la «confiance» de son parti pour reprendre sa place de président et ce, même si la Commission se penche sur un projet de loi pour augmenter l'indépendance de l'Unité qui l'a arrêté.

La Coalition avenir Québec, de son côté, est moins chaude à l'idée vu que le député est toujours sous enquête. « M. Ouellette, présentement, a une épée de Damoclès au-delà de la tête », a dit le leader parlementaire François Bonnardel.