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Découverte dans «La Galère», Rose Adam veut faire carrière en chant, en jeu et en humour

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la jeune femme ne manque pas d'ambition!

20/11/2017 13:01 EST | Actualisé 20/11/2017 13:01 EST
Courtoisie

Pendant six ans, Rose Adam a prêté ses traits à Elle, la fille débordante de caractère de Stéphanie (Hélène Florent) dans La Galère. Quelques années plus tard, la jeune femme continue non seulement de tracer sa voie en tant que comédienne dans la télésérie Trop et dans la trilogie cinématographique de Ricardo Trogi 1981, 1987 et 1991, mais elle fait également ses premières armes en humour avec Les 4 Haïssables, elle tient un premier rôle dans le prochain film de Sophie Lorain et elle espère devenir... chanteuse.

Comment ton intérêt pour le jeu est-il apparu?

Ça vient de ma sœur, qui voulait vraiment faire de la télé. Quand elle en a parlé à mes parents, ils ont pensé qu'on pourrait tous essayer, ma sœur, mon frère et moi, et ils nous ont inscrits dans une agence. Ça a déboulé depuis. J'ai fait quelques publicités dès cinq ans et mon premier gros projet a été La Galère, quand j'avais sept ans. Ma sœur a eu un bon rôle dans 30 vies, le film 1981 et un projet à TFO, avant de se concentrer sur ses études. Mon frère a joué dans Providence, Fan Club, 30 vies et quelques films.

Qu'est-ce que tu retiens de ton expérience dans La Galère?

L'équipe! J'ai rencontré des gens avec qui je parle encore, comme Alice Morel-Michaud, avec qui je suis super proche. Les tournages étaient comme un camp de vacances pour moi. Pendant que mes amis allaient dans des vrais camps, moi je passais mes étés dans la grande maison où on tournait la série avec toute la gang.

As-tu l'impression d'avoir appris le métier durant ces six saisons?

Je ne pense pas que j'ai tous les outils encore. Récemment, j'ai joué avec des gens qui sortaient des écoles de théâtre et je voyais qu'ils avaient une méthode de travail différente. Eux, ils deviennent quelqu'un d'autre en jouant un personnage, alors que moi, avant, je lançais mes répliques en utilisant uniquement qui je suis. N'empêche, durant les cinq premières saisons de La Galère, les jeunes acteurs avaient l'aide d'une coach, la comédienne Sylvie-Catherine Beaudoin, et ça m'a fait progresser beaucoup! Elle était excellente.

Cet automne, tu joues la fille du personnage d'Anne-Marie Cadieux dans la série Trop, une autre ado avec beaucoup d'aplomb. Qu'est-ce qu'il y a en toi pour qu'on te confie ces rôles?

C'est facile pour moi de jouer les baveuses qui défient l'autorité, parce que dans la vraie vie, je ne suis vraiment pas comme ça! Je n'ai jamais eu de retenue à l'école et je ne suis pas rebelle du tout. J'en profite pour sortir ce côté-là à travers mes personnages. Mais j'ai aussi un humour un peu baveux qui m'aide à jouer tout ça.

Ce n'est pas pour rien que tu as été choisie dans Les 4 Haïssables, qui font le tour du Québec pour dire aux parents et aux adultes leurs quatre vérités. Comment se passe tes débuts en humour?

C'est un autre monde! J'adore la scène, le rush d'adrénaline et le direct. On ne fait jamais deux fois le même spectacle. Les gens ne réagiront jamais de la même façon aux mêmes blagues. Et on a une connexion pure avec eux. On voit leurs réactions immédiates. Au début, on avait tous de la difficulté à gérer les spectateurs, les malaises, les petits moments où personne ne rie. Mais ça nous a renforcés. Grâce à ça, dans la vie, j'ose beaucoup plus utiliser mon humour.

Parle-moi du prochain film de Sophie Lorain, Salope (dans le bon sens du terme).

On explore le double standard voulant que les garçons adolescents qui ont envie d'expérimenter leur sexualité sont respectés et quasi adulés par leurs amis, alors que c'est très mal vu chez les filles. On montre qu'en tant que jeunes filles, on a même les droits et qu'on mérite le même respect. Ceci dit, mon personnage n'est pas celui qui expérimente sa sexualité. Elle est très réservée et elle tolère beaucoup de choses durant le film. Ce n'est pas celle qui va péter sa coche ou exprimer ce qu'elle ressent. Elle est beaucoup en soutient aux autres.

Qu'est-ce que ça te faisait de retrouver Sophie Lorain, qui réalisait aussi La Galère?

C'était très différent. Quand j'étais très jeune, la coach servait d'intermédiaire entre Sophie et Alexis Durand-Brault, les deux réalisateurs de la série, alors je n'ai pas tant développé un lien avec Sophie à l'époque. Mais durant le film, c'était quelque chose! Elle a énormément d'expérience en tant qu'actrice. Elle sait comment aborder un personnage et nous pousser à inventer l'histoire de notre personnage. Je n'ai jamais autant creusé un personnage!

Tu étudies présentement le chant jazz au Cégep St-Laurent. Pourquoi le chant et non le jeu?

Parce que ça m'intéresse encore plus depuis toujours. J'ai commencé à chanter avant de jouer. Ma famille valorise beaucoup les études et je voulais au moins étudier au cégep. Tant qu'à y être, j'ai décidé de faire un truc qui m'intéressait vraiment. J'ai réalisé que je n'avais pas tous les outils et que j'avais beaucoup à apprendre dans la théorie musicale. Chaque semaine, on plonge dans un nouveau genre : le blues, le funk, la pop, le soul, etc. On apprend à découvrir qui on est et ce qui nous ressemble. Ça m'ouvre les oreilles.

Tu viens de lancer une chaîne YouTube musicale. À quoi doit-on s'attendre?

Je veux faire des reprises et présenter des compositions originales. Je pense vraiment m'enligner sur un son R&B et soul, un peu à la Amy Winehouse. C'est vraiment ça qui me fait tripper. Mais ça se peut que ça change.

Veux-tu continuer les trois carrières plus tard?

J'adore jouer et faire de l'humour. Ça fait partie de ma vie depuis longtemps et je veux continuer. Mais je vise surtout une carrière en musique, puisque c'est ma plus grande passion.

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