POLITIQUE

Le Canada prend très au sérieux le retour des jihadistes

«Nous reconnaissons que le retour d'un seul individu peut avoir de sérieuses conséquences pour la sécurité nationale», a souligné Justin Trudeau.

20/11/2017 16:30 EST | Actualisé 20/11/2017 16:30 EST
Bloomberg via Getty Images

Le gouvernement canadien prend "très au sérieux" les enjeux de sécurité soulevés par le retour au Canada des combattants du groupe Etat islamique (EI) engagés dans les zones de conflits au Moyen-Orient, a déclaré lundi Justin Trudeau.

"Nous reconnaissons que le retour d'un seul individu peut avoir de sérieuses conséquences pour la sécurité nationale", a souligné le Premier ministre lors de la séance des questions au Parlement.

Les combattants de retour au Canada et leur famille feront l'objet d'une étroite surveillance des autorités, a-t-il ajouté en substance.

Pour l'instant, deux Canadiens ont été poursuivis en vertu de la loi anti-terroriste, visant notamment les jihadistes partant pour ou revenant de zones de conflit, mais le gouvernement souhaite également "les aider à abandonner cette idéologie terroriste" à travers un programme de réintégration.

Questionné lundi sur les détails de ce programme par le parti conservateur d'opposition, Justin Trudeau s'est borné à rappeler la création du Centre canadien d'engagement communautaire et de prévention de la violence, visant à contrer la radicalisation, notamment celle des "enfants revenant de zones de conflits".

Le Premier ministre Justin Trudeau a refusé de donner le chiffre exact de combattants de l'EI revenus au Canada au cours des derniers mois.

Un rapport du ministère de la Sécurité publique publié en 2016 estimait que fin 2015, 60 jihadistes étaient revenus au Canada et que 180 autres "se trouvaient à l'étranger et étaient soupçonnées de prendre part à des activités liées au terrorisme".