NOUVELLES

Myanmar: Amnistie apprécie l'effort canadien, toujours insuffisant toutefois

La rencontre entre Justin Trudeau et Aung San Suu Kyi était un pas dans la bonne direction.

18/11/2017 08:56 EST | Actualisé 18/11/2017 08:56 EST
REUTERS/Mohammad Ponir Hossain
Un réfugié rohingya porte un enfant dans le camp de Palong Khali, à Cox's Bazar, au Bangladesh, le 17 novembre. carries a child in the Palong Khali refugee camp in Cox's Bazar, Bangladesh, November 17, 2017.

La récente rencontre entre le premier ministre Justin Trudeau et la dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi, est un pas dans la bonne direction pour résoudre la crise des réfugiés rohingyas au Bangladesh.

C'est ce que soutient la directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone, Béatrice Vaugrante.

Mme Vaugrante croit également que le Canada a envoyé un «bon signal» en nommant un émissaire dans ce dossier, soit l'ancien ministre Bob Rae. Elle attend maintenant son rapport.

Les Rohingyas chassés du Myanmar

Mme Vaugrante aurait par ailleurs souhaité que le premier ministre Trudeau fasse également pression sur la junte militaire toujours au pouvoir au Myanmar.

Justin Trudeau a eu un entretien qualifié de «franc» avec Aung San Suu Kyi, en marge du récent forum de l'APEC, au Vietnam. Selon Bob Rae, qui a assisté à la rencontre, Mme Suu Kyi aurait exprimé sa détermination à discuter avec les autorités du Bangladesh pour permettre le retour des réfugiés rohingyas au Myanmar et à reconstruire sur la base du plan proposé par l'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.

M. Rae a cependant rappelé que le Canada souhaite que le Myanmar joigne le geste à la parole.La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déjà qualifié la crise des Rohingyas de «nettoyage ethnique», comme l'ont également fait les Nations unies.

À voir aussi: