NOUVELLES

Le manque d'ambulances a causé deux morts à Québec

La Fédération des employés du préhospitalier du Québec réclame en vain une hausse du nombre d'ambulances pour couvrir le territoire de la capitale.

17/11/2017 15:00 EST | Actualisé 17/11/2017 15:03 EST
tirc83 via Getty Images

Le manque d'ambulances a causé deux morts cette semaine dans la région de Québec, selon ce que soutient un syndicat.

La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) a fait cette sortie à l'Assemblée nationale vendredi, car elle réclame en vain depuis des mois au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, une hausse du nombre d'ambulances pour couvrir le territoire de la capitale.

Dans la nuit de vendredi, un appel d'urgence a été logé à 1 h 26 pour un problème respiratoire, selon le récit des événements fourni par la FPHQ. Les secours sont arrivés 15 minutes après, des manoeuvres ont été effectuées, mais le décès a été constaté à l'hôpital. Il y avait alors deux ambulances en service et il en aurait fallu deux supplémentaires, ce qui aurait raccourci le temps de réponse à 4 minutes, soutient-on.

Dans la nuit de jeudi, toujours selon le syndicat, un appel a été acheminé vers 4 h 30 pour une intervention non urgente, mais 25 minutes plus tard, un autre appel a été logé parce que l'état de la personne s'était dégradé et qu'elle était même en arrêt cardiaque. Or l'ambulance a mis 35 minutes pour se rendre.

Ce patient aurait normalement dû être à temps dans une salle de réanimation à l'hôpital et aurait eu de grandes chances de survie, a plaidé Frédéric Maheux, de l'Association des travailleurs préhospitaliers.

"On voit que le manque de véhicules, ça ne marche pas, on part de beaucoup trop loin, on a des trop longs délais, a déclaré le représentant en relation de travail de la FPHQ, Jean-François Gagné. Donc, on réclame une dizaine d'ambulances pour être sûr que la population soit en sécurité."

La porte-parole du Parti québécois pour la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, a accusé le ministre Barrette de se traîner les pieds.

"Pendant qu'il parle de régler le problème, une population est prise en otage, a dit la députée de Taschereau en conférence de presse au côté des représentants des ambulanciers. Alors, ce qu'il faut, c'est qu'il ajoute des ambulances tout de suite. Je pense qu'il est temps qu'il se réveille."