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L'idée d'un encadrement plus strict des armes progresse aux États-Unis

91% des sondés se disent favorables à une interdiction de vente d'armes aux personnes déjà condamnées pour des violences.

15/11/2017 17:56 EST | Actualisé 15/11/2017 17:57 EST
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Plus de neuf Américains sur dix sont en faveur d'une généralisation des contrôles d'antécédents judiciaires et psychiatriques pour tout acheteur d'arme aux États-Unis, selon un sondage publié mercredi dans le sillage de plusieurs fusillades meurtrières.

Ce même sondage de l'institut Quinnipiac, réalisé sur un échantillon de 1 577 personnes, montre un niveau également inédit d'Américains désormais favorables à l'interdiction des fusils d'assaut.

Ils sont 65% à soutenir l'idée que soient bannies ces armes semi-automatiques qui permettent de faire de nombreuses victimes en quelques secondes. Ils sont 31% à rejeter cette idée. En mars 2013, ces nombres étaient respectivement de 54 et 41%.

Sur un autre point, 91% des sondés se disent favorables à une interdiction de vente d'armes aux personnes déjà condamnées pour des violences.

"A chaque massacre commis par arme à feu en Amérique, il y a un soutien renforcé pour des mesures plus strictes de limitation des armes", a commenté Tim Malloy, un responsable de l'institut Quinnipiac.

"Mais le cynisme finit par l'emporter. Des lois plus strictes ne serviront à rien dans un pays qui compte davantage d'armes que d'habitants", a-t-il ajouté.

Les tentatives d'avancées législatives sur le sujet des armes à feu sont souvent tuées dans l'oeuf au Congrès à Washington, où de nombreux élus ne veulent pas renoncer au soutien du premier lobby des armes, la National Rifle Association (NRA).

Stephen Paddock, un retraité, a tué 58 personnes et en a blessé près de 500 en ouvrant le feu sur les spectateurs d'un concert de musique country à Las Vegas en octobre.

Il avait équipé certains de ses fusils d'une crosse amovible utilisant l'énergie du recul de l'arme pour la recharger de façon extrêmement rapide. Cela lui a permis de tirer à un rythme de neuf balles par seconde.

Le 5 novembre, un ancien caporal limogé de l'armée de l'air américaine a ouvert le feu dans une église du Texas, faisant 25 morts dont plusieurs enfants et une femme enceinte.