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Justin Trudeau appelé à intervenir en faveur d'un présumé terroriste détenu en France

Hassan Diab est accusé d'avoir perpétré un attentat à Paris en 1980.

15/11/2017 12:14 EST | Actualisé 15/11/2017 12:15 EST
Czar Dancel / Reuters

Artistes, professeurs ou personnalités politiques se mobilisent au Canada pour réclamer l'intervention du gouvernement pour la libération du seul suspect de l'attentat de la rue Copernic en 1980 à Paris, Hassan Diab, dont la justice française a refusé mardi la remise en liberté.

"Monsieur le Premier ministre Justin Trudeau, nous vous exhortons d'empêcher la condamnation injustifiée d'Hassan Diab" et d'aider "un citoyen canadien injustement emprisonné à l'étranger, à revenir au Canada", ont écrit près de 300 signataires de la lettre ouverte adressée au chef du gouvernement canadien.

Les réalisateurs Atom Egoyan et Sarah Polley, l'essayiste et environnementaliste Naomi Klein ou encore l'ancien chef du parti libéral Bob Rae font parmi des signataires de cette lettre ouverte.

La cour d'appel de Paris a infirmé mardi la décision d'un juge qui avait ordonné la semaine dernière le placement de Hassan Diab sous surveillance électronique dans l'attente de la fin de l'enquête et d'un éventuel procès.

Selon les avocats de l'ancien professeur d'université de 63 ans, c'est la huitième fois qu'un magistrat ordonnait sa remise en liberté avant que la décision ne soit infirmée en appel.

Le comité de soutien d'Hassan Diab, emprisonné en France depuis 2014 et son extradition du Canada, avait qualifié de "grotesquement absurde" la décision de refuser cette remise en liberté du Libano-Canadien.

Dans cette enquête qui touche à sa fin, M. Diab a été mis en examen. Il est soupçonné d'avoir perpétré l'attentat de la rue Copernic qui a fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant une synagogue parisienne.

Roger Clark, membre de son comité de soutien, avait manifesté son espoir qu'un non-lieu soit rendu dans cette affaire, "parce qu'il y a des indices dans les médias que cela ne sera jamais jugé".

Après 37 ans d'investigations, les juges d'instruction avaient notifié en juillet la fin de leur enquête mais ils l'ont récemment rouverte pour examiner une "note blanche" (sans signature, ni en-tête, ni date) des services secrets israéliens, rédigée à charge contre M. Diab et transmise fin septembre à la justice française.