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Qu'en est-il de Justin Bieber et de son pasteur?

La star a interrompu sa plus récente tournée pour se consacrer à Dieu...

13/11/2017 09:54 EST | Actualisé 13/11/2017 10:12 EST
Shareif Ziyadat via Getty Images

Le pasteur qui s'amuse avec Justin Bieber et des athlètes de premier plan en même temps qu'il voit aux besoins spirituels de milliers de gens moins connus au sein de sa méga église dit être prêt à répliquer à toutes les manchettes des tabloïdes.

Comme, par exemple, la fois où le pasteur Carl Lentz de Hillsong NYC a permis à Bieber d'emménager chez lui, en banlieue de New York, pendant 18 mois.

Ce n'était pas 18 mois. C'était environ un mois, à une époque où Bieber avait grandement besoin de décompresser, a récemment raconté M. Lentz à l'Associated Press.

«Oui, il y a eu un moment où il a eu besoin de disparaître, de sortir de sa vie, et il a habité avec nous, a dit M. Lentz en marge de la publication de son premier livre, «Own the Moment». Ses parents sont fantastiques, mais cette fois-ci nous avons pensé que ça pourrait être bien pour lui d'échapper à la folie d'être une des plus grandes vedettes du monde pour simplement être normal.»

M. Lentz n'arrive pas à comprendre pourquoi certains se sont inquiétés.

Mettons les choses au clair : M. Lentz est l'ami de M. Bieber, pas son pasteur. Le chanteur en a déjà un : Judah Smith, de Seattle. Aussi, M. Bieber était en train de jouer à Uno avec les enfants de M. Lentz au moment où, selon les tabloïdes, il démolissait une boîte de nuit de New York, a dit M. Lentz.

Comment M. Lentz conseille-t-il à l'ancien mauvais garçon de s'y prendre pour garder son calme face à toute cette fascination médiatique, surtout en réponse aux inquiétudes suscitées par la décision récente de M. Bieber d'interrompre sa tournée pour se consacrer à Dieu?

«De la même façon que j'affronterais les critiques dans ma propre vie. On ne veut jamais atteindre un point où on s'en fout complètement, mais on veut pouvoir contrôler comment ça touche notre esprit, dit-il. Pour lui, il est tellement habitué à ce genre de truc qu'on essaie de changer sa réaction. De lui-même, il a dit, 'Je n'aime pas ça, mais je n'y peux absolument rien. Ça ne va pas contrôler ma vie alors je ne vais pas y penser.'»

M. Bieber a eu des altercations célèbres avec les photographes qui le traquent. Il a souvent fait patienter ses admirateurs pendant deux heures avant de commencer son concert. Il a été éclaboussé par d'autres incidents peu reluisants, notamment pour avoir uriné dans une chaudière ou lancé des oeufs sur la maison d'un voisin.

On peut donc lui pardonner d'avoir voulu se détendre en privé à Montclair, au New Jersey, avec M. Lentz, la femme de ce dernier et leurs trois enfants.

«Nous avons réussi pendant deux jours, puis l'information s'est répandue et c'était un peu agaçant, mais règle générale c'était un moment bien spécial, se souvient M. Lentz. Oui. Uno, des jeux de cartes, l'étude de la Bible et des petites visites incognito dans des cafés du New Jersey.»

L'entourage de M. Bieber a refusé les demandes d'entrevues de l'Associated Press.

M. Lentz et sa femme ont fondé la branche américaine de l'église australienne Hillsong il y a sept ans. Globalement, plus de 100 000 personnes assistent à ses cérémonies hebdomadaires dans une vingtaine de pays, dont quelque 10 000 à travers les États-Unis.

Hillsong est connue pour sa musique rock chrétienne, ses leaders tatoués (comme M. Lentz) et les vêtements à la mode qu'ils portent.

M. Lentz, qui est originaire de Virginia Beach, se moque bien de son surnom de «pasteur des vedettes» et de la réputation «cool» d'une église qui attire les étoiles.

«Je pense que chaque personne est une étoile à sa façon, et je pense que c'est ça qui me distingue, parce que je pense que Dieu a donné à chacun des vies et une identité uniques, mais je comprends pourquoi les gens disent ça parce qu'on ne s'attend pas à voir les vedettes fréquenter l'église, dit-il. Donc l'église Hillsong est remplie à 99,9 pour cent de gens fantastiques qui ne sont pas célèbres. Ce sont eux qui la construisent, qui servent, qui sacrifient, qui donnent, mais nous sommes connus pour cette toute petite portion (de fidèles) parce que les gens les connaissent.»

M. Lentz et sa femme ont baptisé M. Bieber il y a quelques années dans la baignoire personnelle extralongue du basketteur Tyson Chandler, quand le chanteur a annoncé à 2 h, par une nuit new-yorkaise frigide, qu'il était prêt. MAINTENANT. Ils n'arrivaient pas à trouver où s'exécuter jusqu'à ce que M. Lentz appelle son ami Chandler.

«Le gars est sorti du lit. Sa femme Kim et lui nous ont ouvert leur maison et nous avons réussi, et c'était fantastique, raconte M. Lentz. On doit donner crédit à Justin pour avoir été aussi passionné et déterminé à obtenir cette nuit-là quelque chose qui était essentiel pour lui. Ce n'était pas un 'peut-être'.»

Les critiques — de M. Bieber, de M. Lentz, de MM. Bieber et Lentz ensemble — se sont multipliées au fil des ans.

Plus tôt cette année, un photographe a surpris les deux hommes en train de boire ensemble lors d'une réception privée dans un bar de la Nouvelle-Zélande, où ils assistaient à une conférence de Hillsong. Qu'est-ce qu'ils buvaient? M. Lentz n'a rien voulu dire, rappelant seulement qu'il est un homme de 38 ans. Et M. Bieber? Il a 23 ans.

«Il y a un contexte à cette histoire-là, et ça me fait plaisir de me taire, dit M. Lentz. Je dirais que la principale question à poser est, 'Quel est le problème?' Est-ce que le problème c'est la consommation d'alcool? C'est une question. Est-ce que le problème est que je buvais avec Justin? C'est une autre affaire, donc je demande toujours aux gens ce qui les fâche. Est-ce que c'est moi ou c'est Justin?»

Il conclut en disant: «Croyez le mieux, croyez le pire. Ça vous appartient.»

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