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André Boisclair arrêté à Québec pour conduite avec les facultés affaiblies

Il a refusé de se soumettre au test de l'ivressomètre.

09/11/2017 08:22 EST | Actualisé 09/11/2017 20:13 EST
La Presse canadienne/Vincent Fradet

André Boisclair, l'ancien chef du Parti québécois (PQ), a été arrêté dans la nuit de jeudi à Québec pour conduite avec les facultés affaiblies, selon ce que rapporte la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal.

Il a depuis été libéré sous promesse de comparaître.

André Boisclair a commenté son arrestation sur sa page Facebook

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé jeudi qu'un homme de 51 ans avait été arrêté vers minuit 35 sur la rue Saint-Joseph à Québec.

Les policiers se sont rendus sur les lieux à la suite d'une collision impliquant le véhicule du suspect, qui avait heurté un lampadaire.

Arrivé au poste de police, le suspect a refusé de souffler dans l'appareil d'alcotest. Il aurait également fait de l'intimidation envers les policiers lors de l'intervention policière.

Un agent de communication du SPVQ, Étienne Doyon, a indiqué qu'une enquête policière était toujours en cours.

"Selon les informations que nous possédons pour l'instant, les infractions qui sont reprochées au suspect sont: conduite d'un véhicule moteur avec les capacités affaiblies, refus de fournir un échantillon d'haleine, intimidation d'une personne associée au système judiciaire et entrave à la justice", a-t-il fait savoir par voie de communiqué.

André Boisclair, qui a eu 51 ans en avril dernier, est sorti du poste de police du Parc Victoria jeudi matin le teint pâle et vêtu d'un manteau noir avec le col remonté, l'air fatigué. Il a évité les journalistes avant de s'engouffrer dans un véhicule en se cachant le visage.

M. Boisclair a dirigé le PQ de novembre 2005 à mai 2007; il a été chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale.

Il a avoué en 2005, pendant la course à la chefferie du PQ, avoir consommé de la cocaïne à quelques reprises alors qu'il était ministre.

Il a aussi agi, dans sa carrière, à titre de délégué général du Québec à New York en 2012-2013.

Une porte-parole de l'Institut de développement urbain du Québec, qui est présidé par M. Boisclair, n'a pas voulu faire de commentaire jeudi.

Députés déçus

À l'Assemblée nationale jeudi, les députés du PQ se sont dits attristés par la nouvelle. La députée Agnès Maltais a dit que M. Boisclair était un ami, mais que "l'alcool au volant, c'est criminel, point final".

"Que se passe-t-il dans sa vie ces temps-ci, je n'en sais rien, a ajouté le député Maka Kotto. Je suis déçu de ce qui lui arrive parce que c'est un être agréable, de commerce, et c'est un malheur qui s'abat sur quelqu'un, voyez-vous.

"Je ne le lis pas comme un ex-politicien ou un ex-chef du Parti québécois, je le lis comme un être humain. C'est un malheur qui s'abat sur quelqu'un et ça peut arriver à n'importe qui", a-t-il dit.

Le député Amir Khadir, de Québec solidaire (QS), a laissé entendre qu'il était déçu du comportement d'André Boisclair.

"C'est sûr qu'on s'attendrait à mieux de la part de quelqu'un qui a passé par l'Assemblée nationale, mais bon, a-t-il dit. On a un système de justice, on a des lois qui vont s'occuper de tout cela."

S'il a conduit ivre, l'ancien chef péquiste a manqué de jugement, comme tous les autres chauffards, a ajouté le député Éric Caire, de la Coalition avenir Québec (CAQ).

"Aujourd'hui en 2017, conduire sa voiture en état d'ébriété, c'est manquer de jugement, ça c'est clair", a-t-il affirmé.

Les députés libéraux ont tous refusé de commenter le dossier.