POLITIQUE

PQ: Jean-François Lisée est bien en selle, dit Alexandre Cloutier

L'ex-ministre péquiste Bernard Drainville avait insinué mercredi matin que le chef du PQ était isolé et sans appui au sein de son parti.

08/11/2017 16:41 EST | Actualisé 08/11/2017 16:41 EST
HuffPost Québec

Le chef péquiste Jean-François Lisée est bien en selle et son caucus est soudé derrière lui, selon le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, cherchant à se faire rassurant.

Les rumeurs de grogne et de panique au sein du caucus péquiste constituent donc à ses yeux de la «politique-fiction», assure le député péquiste, irrité par la sortie récente de son ancien collègue et rival Bernard Drainvillle, devenu chroniqueur politique.

Lors d'une mêlée de presse mercredi, M. Cloutier a dit qu'il fallait «vivre sur une autre planète» pour imaginer une nouvelle course au leadership au PQ, après deux courses au cours des dernières années et moins d'un an avant le prochain scrutin.

Mercredi matin, dans sa chronique à l'émission radiophonique «Puisqu'il faut se lever», animée par Paul Arcand, l'ex-ministre péquiste affirmait que selon plusieurs sources à l'interne M. Lisée était désormais isolé, abandonné par son caucus, aucun député ne prenant sa défense, en ces temps difficiles. Il visait directement Alexandre Cloutier.

Selon les plus récents sondages, le PQ ne recueille plus que 20 pour cent d'appui de la population.

Selon ce qu'affirmait M. Drainville, certains députés péquistes se demanderaient même si le chef, dans les circonstances, «va passer à travers de l'hiver».

«Jean-François Lisée va être celui qui va mener les troupes lors de la prochaine élection», a répliqué M. Cloutier, qui estime que son chef ne sort nullement affaibli de sa récente volte-face.

M. Lisée s'était engagé publiquement à déposer avant Noël un projet de loi sur la laïcité de l'État, sans en avoir discuté au préalable avec les membres de son caucus. Outrés, les députés ont forcé leur chef à reculer et à abandonner son projet.

M. Lisée a dû faire son mea culpa publiquement et admettre son erreur.

C'est le 25 octobre que le chef de l'opposition officielle annonçait en conférence de presse qu'après l'échec du projet de charte des valeurs en 2014, il reviendrait à la charge dans les prochaines semaines avec un projet de loi ambitieux destiné à promouvoir la laïcité de l'État québécois.

Ce projet de loi devait aller beaucoup plus loin que la controversée loi 62 du gouvernement Couillard, qui stipule que tous les services publics au Québec devront être donnés et reçus à visage découvert.

M. Lisée cherchait à interdire le port de signes religieux aux agents de l'État, soit les juges et procureurs de la Couronne, les policiers, les gardiens de prison, les enseignants au primaire et secondaire, ainsi que dans les services de garde subventionnés.

Il proposait aussi de soustraire son projet de loi aux contestations judiciaires, en invoquant d'emblée la disposition de dérogation prévue dans la Constitution.

De plus, le chef du PQ voulait examiner, après les élections générales de 2018, la possibilité d'interdire le visage couvert dans l'espace public, soit par exemple dans la rue ou les parcs.