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Ottawa débloque des fonds pour une station de recherche dans l’Extrême-Arctique

Les scientifiques se sont inquiétés cette année lorsque Justin Trudeau, ardent défenseur de la science, a omis dans le dernier budget de refinancer un programme quinquennal mis sur pied en 2013 par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

08/11/2017 18:00 EST | Actualisé 08/11/2017 18:00 EST
THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh

Les scientifiques de la station de recherche canadienne dans l'«Extrême-Arctique» obtiennent un répit du gouvernement fédéral — jusqu'à l'automne 2019.

La ministre des Sciences, Kirsty Duncan, et sa collègue de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, ont annoncé mercredi un financement «allant jusqu'à 1,6 million $» pour soutenir la recherche dans cette région extrême. Cette somme devrait permettre aux universitaires canadiens de réaliser des «activités ininterrompues» de recherche et de collecte de données au Laboratoire de recherche sur l'atmosphère dans l'environnement polaire («PEARL»).

Les scientifiques se sont inquiétés cette année lorsque Justin Trudeau, ardent défenseur de la science, a omis dans le dernier budget de refinancer un programme quinquennal mis sur pied en 2013 par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. L'«Initiative de recherche sur les changements climatiques et l'atmosphère» a offert 35 millions $ sur cinq ans pour financer sept projets de recherche environnementale, dont le «PEARL», dans l'Arctique.

On ignore par ailleurs ce qu'il adviendra des autres projets de recherche financés par Ottawa dans le cadre de ce programme.

Environnement Canada exploite et entretient deux installations à Eureka, sur l'île d'Ellesmere, au Nunavut: une station météorologique et le laboratoire «PEARL», situés à 15 kilomètres l'un de l'autre, et à un millier de kilomètres du pôle Nord. Le «PEARL» est une station de recherche permanente utilisée depuis plus de 25 ans par les scientifiques pour surveiller l'état de l'atmosphère arctique, notamment la détérioration de la couche d'ozone, la pollution et les changements climatiques.

Le réchauffement climatique se produit beaucoup plus rapidement dans l'Arctique, et le laboratoire «PEARL» est l'une des seules stations de recherche dans le monde à tenter de comprendre le phénomène.