NOUVELLES

La ministre Catherine McKenna s'excuse pour un tweet «inacceptable»

«Le tweet était complètement inacceptable», a-t-elle expliqué dans les couloirs du Parlement lors d'un point de presse.

08/11/2017 16:08 EST | Actualisé 08/11/2017 16:33 EST
Riccardo Savi via Getty Images
La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna.

La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, s'est excusée mercredi pour un message "inacceptable" posté sur le compte officiel Twitter de son ministère, saluant l'intention de la Syrie de rejoindre l'Accord de Paris sur le climat.

Le message a depuis été effacé. "Il y a clairement eu une erreur sur mon compte ministériel", a-t-elle écrit mercredi sur son compte personnel du réseau social.

"Le tweet était complètement inacceptable", a-t-elle expliqué dans les couloirs du Parlement lors d'un point de presse.

"Je suis avocate des droits de l'Homme. Je sais mieux que quiconque que le régime meurtrier de (Bachar al-) Assad et les gestes qu'il commet, les atrocités contre son propre peuple, sont complètement inacceptables".

Mme McKenna a expliqué qu'elle avait demandé que le message soit supprimé dès qu'elle l'a aperçu mardi soir.

"Le Canada salue le Nicaragua et la Syrie" pour leur décision de se joindre à l'Accord de Paris, mentionnait ainsi ce tweet accompagné des drapeaux de ces deux pays.

La Syrie a annoncé mardi lors de la 23e conférence de l'ONU sur les changements climatiques à Bonn son intention de rejoindre l'accord de Paris contre le réchauffement planétaire, laissant les États-Unis seuls désormais en marge de la coalition climatique mondiale.

La Syrie sera ainsi le 197e et dernier État à rejoindre l'accord, à ce stade ratifié par 169 pays et entré en vigueur moins d'un an après son adoption à Paris fin 2015.

Le Nicaragua avait décidé, en octobre, de signer l'accord qu'il avait d'abord jugé insuffisant.

Les États-Unis avaient ratifié l'accord en 2015 sous la présidence de Barack Obama, mais il a été dénoncé par Donald Trump, élu fin 2016.

L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement mondial bien en-deçà de 2°C par rapport à l'ère de la Révolution industrielle.