POLITIQUE

Le ministre Martin Coiteux refuse de s'avancer sur la «ligne rose» de Valérie Plante

Il s'agissait d'une première rencontre officielle entre les deux.

07/11/2017 10:57 EST | Actualisé 07/11/2017 10:57 EST
Olivier Robichaud

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, refuse de s'avancer sur la faisabilité de la ligne rose proposée par Valérie Plante. Jusqu'à ce qu'un projet en bonne et due forme soit déposé au gouvernement, les efforts seront concentrés sur le REM et la ligne bleue.

M. Coiteux, qui est aussi le ministre responsable de la métropole, rencontrait la nouvelle mairesse lors d'une première rencontre officielle mardi. Il l'avait brièvement saluée lundi, au lendemain de son élection.

En plus de la ligne rose du métro, la participation du gouvernement québécois dans l'achat de 300 nouveaux autobus hybrides a aussi été discutée. Il s'agit du premier dossier prioritaire de Mme Plante.

«À très court terme, on va organiser une rencontre avec mon collègue André Fortin, ministre des Transports. On va certainement discuter de ces deux questions-là et on est là pour faciliter et aider dans la réalisation des projets qui seront prioritaires [pour Montréal]», dit le ministre.

M. Coiteux souligne qu'aucun projet concret n'a encore été déposé au gouvernement concernant la ligne rose. D'ici là, la priorité du gouvernement québécois sera de concrétiser le REM tel que présenté jusqu'ici, ainsi que de commencer le prolongement de la ligne bleue vers Anjou.

On ne va pas s'interdire d'imaginer le futur du transport collectif à MontréalMartin Coiteux

Mme Plante a réitéré son engagement à produire les études nécessaires pour déposer son projet au ministère des Transports le plus rapidement possible. Par ailleurs, elle a pris ses distances de l'idée de prolonger vers l'est le Réseau électrique métropolitain, en lieu et place de la ligne rose.

«C'est une idée qui a été lancée par plusieurs personnes, dont Alexandre Taillefer. Mais, à ce que je sache, il n'y a pas de projet réel qui a été présenté», dit-elle.

Même si aucun financement et aucun échéancier ne peuvent être précisés pour la ligne rose pour l'instant, M. Coiteux ne ferme pas entièrement la porte au projet phare de la nouvelle mairesse.

«On ne va pas s'interdire d'imaginer le futur du transport collectif à Montréal», affirme-t-il.

Il n'a toutefois pas précisé si le futur se dresserait sur un horizon de 5 ans, 10 ans ou plus.

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