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Les maisons montréalaises se sont vendues plus rapidement en octobre

La demande a été soutenue tout au long du mois.

06/11/2017 14:33 EST | Actualisé 06/11/2017 14:33 EST
Getty Images/iStockphoto
Realtor is giving the keys to an apartment to some clients aa focus on the keys

Les maisons de la région montréalaise se sont vendues plus rapidement en octobre et la vigueur soutenue de la demande a fait croître les prix de 9,2 pour cent, a indiqué lundi la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

«Les segments de l'unifamiliale et du plex étant de plus en plus favorables aux vendeurs, on observe des délais de vente qui raccourcissent», a observé le président du conseil d'administration de la CIGM, Mathieu Cousineau.

Les maisons unifamiliales vendues le mois dernier ont été sur le marché en moyenne pendant 78 jours, soit presque deux semaines de moins qu'il y a un an.

Les immeubles avec deux à cinq unités se sont vendus trois jours plus rapidement que l'an dernier, après 81 jours. Les copropriétés sont le type de logement qui prenait le plus de temps à se vendre, avec une moyenne de 103 jours. C'était malgré tout 17 jours de moins qu'en octobre 2016. Selon M. Cousineau, cela témoigne d'un marché équilibré pour les copropriétés.

Le nombre de propriétés vendues au cours du mois a progressé de sept pour cent pour atteindre 3270. Les ventes de copropriétés ont notamment augmenté de 13 pour cent et celles de maisons individuelles ont pris trois pour cent.

Le mois d'octobre dernier a été le plus actif en huit ans, a précisé la CIGM.

Ce solide niveau d'activité survient alors que le gouvernement fédéral se prépare à resserrer les règles sur les hypothèques.

Le Bureau du surintendant des institutions financières mettra en place de nouvelles lignes directrices au début de la nouvelle année. Parmi les changements se trouve notamment une nouvelle simulation de crise pour les acheteurs de maisons qui n'ont pas besoin d'assurance hypothécaire, afin de s'assurer qu'ils seront en mesure de faire leurs paiements même en cas de hausse des taux d'intérêt.

Le directeur de la Fédération des chambres immobilières du Québec, Paul Cardinal, a attribué les gains mensuels de cette année à la forte création d'emplois, la confiance des consommateurs et l'immigration.

Les ventes sur l'île de Montréal, qui représente 43 pour cent des transactions de la région métropolitaine, ont grimpé de 11 pour cent.

Environ la moitié des propriétés vendues étaient des copropriétés — les transactions pour ce genre de logement ont avancé de 14 pour cent.

La deuxième plus grande ville du pays et la région qui l'entoure représentent toujours une certaine aubaine au chapitre de l'immobilier. Le prix moyen des habitations y a progressé en octobre de 9,2 pour cent à 386 911 $, en hausse par rapport à 354 163 $ il y a un an. Le prix moyen sur l'île de Montréal, qui comprend certaines banlieues, a avancé de 12,7 pour cent à 498 414 $.

En comparaison, les habitations du Grand Toronto se sont vendues en moyenne à 780 104 $, en hausse de 2,3 pour cent par rapport à l'an dernier, et celles du Grand Vancouver se sont vendues 1,04 million $, en hausse de 12,4 pour cent.