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Des parents canadiens excédés par les ratés de la liste d'interdiction de vol

Ils subissent de longs délais aux aéroports parce que leur enfant a le même nom qu'une personne interdite de vol.

06/11/2017 13:31 EST | Actualisé 06/11/2017 13:31 EST
PC/Sean Kilpatrick
Yusuf Ahmed, 19 ans de Mississauga, fait partie de la Liste des enfants interdits de vol.

Des enfants canadiens — et leurs parents — sont attendus lundi sur la colline parlementaire à Ottawa pour dénoncer les ratés de la liste d'interdiction de vol, qui retiennent parfois d'honnêtes citoyens aux aéroports avant qu'ils puissent enfin monter à bord — si leur vol n'est pas déjà parti.

Une dizaine de familles d'un regroupement qui comprend maintenant une centaine de victimes canadiennes veulent plaider leur cause auprès de députés et de ministres, en espérant que le budget 2018 prévoira enfin des sommes pour la mise en oeuvre d'un nouveau système informatique, qui pourrait régler le problème.

Plusieurs parents canadiens se plaignent de devoir endurer de longs délais aux aéroports parce que leur enfant porte le même nom qu'une personne qui figure sur la liste d'interdiction de vol. De plus, note le regroupement, ces erreurs sur la personne touchent souvent des gens qui portent un nom à consonance arabe ou musulmane, ce qui soulève des enjeux de droits de la personne et de profilage.

Les victimes estiment par ailleurs que le projet de loi actuellement à l'étude au Parlement ne réglera rien à court terme. Le gouvernement libéral a proposé une modification à la Loi sur la sûreté des déplacements aériens qui permettrait au ministre de la Sécurité publique de prévenir les parents que leur enfant ne fait pas partie de la liste canadienne d'interdiction, mais porte tout simplement le même nom qu'un exclu.

Le projet de loi permettrait aussi aux agents fédéraux de vérifier électroniquement la liste des passagers, une tâche actuellement dévolue aux compagnies aériennes. Il faudra au préalable, cependant, créer un nouveau système informatique pour accomplir cette tâche.

Scott Bardsley, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, soutient que le ministère comprend la frustration des parents, mais il leur demande un peu de patience, car les modifications proposées prendront du temps.

Les familles étaient déçues que le budget du printemps dernier ne contienne aucune enveloppe pour créer le nouveau système informatique.