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Le documentaire «Inseparable» présente la vie des jumelles siamoises Tatiana et Krista Hogan

Personne ne pensait qu'elles allaient survivre 24 heures. Onze ans plus tard, elles vivent leur vie comme tout le monde!

05/11/2017 18:48 EST | Actualisé 05/11/2017 18:52 EST
Curious Features

Elles ne devaient pas survivre au-delà de la petite enfance.

«On ne pensait pas qu'elles allaient survivre 24 heures», explique Felicia Hogan en parlant de ses filles Krista et Tatiana dans un nouveau documentaire de CBC. «24 heures ont passé et elles ont survécu.»

Et les jumelles siamoises ont fait beaucoup plus que de simplement survivre. Elles ont célébré leur onzième anniversaire en octobre. Elles ont appris à nager. Et même si elles doivent composer avec le diabète de type 1 et l'épilepsie, Krista et Tatiana vont à l'école à Vernon, en Colombie-Britannique, pour quelques heures à chaque jour.

«Le fait qu'elles soient là depuis 10 ans est une bénédiction», a raconté Hogan dans une entrevue avec le HuffPost Canada.

Le documentaire Inseparable: Ten Years Joined At The Head suit la famille Hogan pendant un an, jusqu'à la fête de dix ans des fillettes. En plus des jumelles, Hogan et son mari élèvent trois autres enfants: Rosa, 15 ans, Christopher, 13 ans, et Shaylee, 9 ans.

Krista et Tatiana sont des filles ordinaires avec des capacités extraordinaires. Elles sont des jumelles conjointes craniopages - des jumelles conjointes attachées à la tête - et leur cas arrive une fois sur 2,5 millions. Elles partagent un «pont thalamus» qui connecte leurs cerveaux, leur permettant de voir à travers les yeux de l'autre, de goûter à ce que l'autre mange, et même de savoir les pensées de l'autre sans parler.

«Elles ont des compétences incroyables que personne d'autre n'a», admet Hogan. «Elle jouent ensemble, et sans dire un mot, se lèvent lorsqu'une des deux décide qu'elle veut faire autre chose.»

Elles sont seulement des petites personnes qui vivent leurs vies comme tout le monde. Felicia Hogan

La neurologue pédiatrique de Krista et de Tatiana, Dr Juliette Hukin, a suivi leur développement depuis qu'elles ont deux ans. «À ce que je sache, ce sont les seules jumelles de ce type qui sont en vie et restent conjointes par cette connectivité partagée», a expliqué Hukin dans un communiqué de presse.

Maintenant que les filles sont assez âgées pour décrire leurs expériences, les docteurs peuvent mieux comprendre leur connexion, admet la réalisatrice et la productrice exécutive du documentaire, Judith Pyke.

«C'était chouette de les écouter raconter comment elles voient à travers les yeux de l'autre ou comment elles peuvent bouger les membres de l'autre», écrit Pyke dans un courriel. «Mais c'est aussi incroyable à quel point elles s'entendent bien.»

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Malgré leur connexion inimaginable, elles sont des soeurs typiques, selon Hogan. Elles ont des moments où elles se chicanent et se crient après.

«Elles ont des personnalités différentes», note-t-elle. «Krista est la farceuse de la famille. Elle aime faire des blagues et faire rire les gens. Elle est aussi la plus grande jumelle et a tendance à prendre le contrôle.»

Tatiana, par contre, est aimante. Elle aime flatter des animaux et veut donner un câlin à tout le monde qui passe à la maison.

Les fillettes aiment courir à l'extérieur et faire du camping et comme tous les enfants ces jours-ci, jouer à des jeux vidéo et regarder des vidéos drôles sur leur iPad.

La Presse canadienne
Les jumelles conjointes Tatiana et Krista Hogan sont tenues par leur mère Felicia à Vernon, en Colombie-Britannique, le 18 décembre 2006.

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Felicia Hogan donne un câlin à sa fille Krista.

«Elles sont seulement des petites personnes qui vivent leurs vies comme tout le monde», explique Hogan. «C'est comme ça que nous les voyons et c'est comme ça que leurs frères et soeurs les voient.»

Inseparable: Ten Years Joined At The Head sera présenté dimanche le 5 novembre à 21 heures sur les ondes de CBC.

Hogan dit que ce sera le dernier documentaire sur les jumelles pour l'instant. Maintenant qu'elles ont 11 ans, elles peuvent décider par elles-mêmes ce qu'elles veulent partager avec le monde.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l'anglais.

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