DIVERTISSEMENT

«Les corps infinis» de La Bronze: l’album et le show

La jeune auteure-compositrice-interprète a lancé son deuxième album en carrière.

04/11/2017 17:31 EDT | Actualisé 07/11/2017 19:31 EST
Jean-François Cyr

Dans la foulée de la sortie de son nouvel album intitulé Les corps infinis, la chanteuse montréalaise Nadia Essadiqi, alias La Bronze, offrira un concert dans le cadre du festival montréalais Coup de cœur francophone. Rencontre avec la jeune auteure-compositrice-interprète et musicienne.

Nadia Essad, qui est également comédienne, a diffusé vendredi son second long jeu en carrière. Le disque Les corps infinis fait suite au mini-album titré Rois de nous, publié l'an dernier.

Le disque Les corps infinis, qui renferme 11 pièces francophones (excepté le beau morceau arabe «Khlakit Fkelbek», qui est inspiré d'un chant traditionnel marocain que l'on entend notamment dans les mariages), est semblable aux productions précédentes de La Bronze : sonorités électro-pop sensuelles tantôt énergiques (dont «Canicule»), tantôt introspectives (dont «Je n'ai plus peur de l'hiver»).

Nadia Essadiqi et son fidèle collaborateur Clément Jacques – ce dernier a réalisé l'album en plus d'assumer le jeu de plusieurs instruments — ont mélangé les instruments électroniques, les guitares, le piano et les cors français. Les cuivres, utilisés sur trois pièces («Vertige», «Promis juré» et «Walt Disney»), ont été arrangés par Mathieu Pelletier-Gagnon, le frère de la musicienne-chanteuse Klô Pelgag. Jacques s'est aussi chargé de texturer plusieurs passages de l'opus.

«Clément est mon frère de création, affirme Nadia dans un café de Montréal. [...] On ne discute pas beaucoup de l'album avant le début de la production. On le fait, tout simplement, puisqu'on est sur la même longueur d'onde. C'est très instinctif. J'ai écrit toutes les chansons et composé la moitié d'entre elles. Il a fait le reste, avec un peu d'aide des autres musiciens (dont le guitariste Francis Brisebois. On a été pas mal minutieux... Sur l'album, j'ai chanté, évidemment, et joué un peu de percussions.»

Quant à la pièce «On danse par en dedans», elle serait dédiée à l'équilibre de soi. «Malgré le fait qu'une personne passe à travers une rude épreuve, quand on a l'impression que les choses se sont désagrégées, tout est quand même préservé en nous», explique l'auteure.

En fait, l'album propose deux volets, deux dynamiques : un univers énergique (presque dansant), en premier lieu, puis un monde plus introspectif, ensuite. «On voulait proposer une première partie plus up tempo et amener les gens dans des ambiances plus enveloppantes, "Je n'ai plus peur de l'hiver". On avait envie de faire progresser le voyage comme ça.»

Au dire de l'auteure-compositrice, les principaux thèmes abordés sur Les corps infinis sont l'amour, la liberté (à peu près tous les morceaux) et l'affranchissement.

Une artiste montante

Après plusieurs mois de préparation, l'équipe de La Bronze est entrée en studio (Apollo, notamment) en mai. Cela dit, l'artiste a continué de livrer des concerts çà et là, au cours du printemps et de l'été. «On a donné plein de spectacles, que ce soit au Centre Bell (pour le 375e anniversaire de Montréal) ou dans le cadre de la Saint-Jean-Baptiste, sur la place des Festivals. On a aussi fait pas mal de concerts en Europe (dont l'Allemagne et la France).»

La Bronze offrira un spectacle-lancement dans le cadre du festival Coup de cœur francophone, lundi à 19 h 30. Le lieu du lancement est tenu secret, mais le rendez-vous est donné à la Place de la Paix, à Montréal. Les spectateurs seront ensuite conduits jusqu'à cet endroit spécialement choisi par l'artiste.

«Pour l'occasion, il y aura quatre personnes chargées des cors français, sur scène, en plus de mes deux musiciens habituels, Clément Leduc et Francis Brisebois. On va jouer tout l'album dans son intégralité. Pour le reste, surprise !»

La Bronze

Les corps infinis, sorti le 3 novembre

Électro-pop

Kartel Musique

Voir également:
La Bronze