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Négos dans les CPE: les syndiquées de la CSN de nouveau en grève les 7 et 8 novembre

Ce sont 11 000 syndiquées de la CSN dans les Centres de la petite enfance qui seront touchées et elles débraieront durant les deux journées consécutives.

03/11/2017 13:03 EDT | Actualisé 03/11/2017 14:02 EDT
La Presse canadienne/Ryan Remiorz

Alors que les travailleuses des Centres de la petite enfance syndiquées à la CSN ont annoncé qu'elles débraieront de nouveau, les 7 et 8 novembre prochain, celles de la CSQ viennent aussi de se doter d'un mandat de trois journées de grève, a appris La Presse canadienne.

Dans le cas des 2500 syndiquées de la CSQ, il n'est toutefois pas encore question d'exercer ce mandat de trois journées de grève.

"Pour l'instant, on l'a dans nos poches. On va attendre les prochaines rencontres avant de voir jusqu'où on est capable de négocier avec le gouvernement avant de l'utiliser. Mais c'est sûr que si on a à l'utiliser, on va pouvoir l'utiliser pour faire avancer les choses le plus rapidement possible", a indiqué au cours d'une entrevue, vendredi, la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, Valérie Grenon.

Fait à noter, si les travailleuses des CPE syndiquées à la CSQ choisissaient d'exercer leur mandat de grève, elles ne débraieraient pas en même temps que les syndiquées de la CSN. Elles feraient ce choix "pour bien nous distinguer et mettre une pression cumulative également", a spécifié Mme Grenon.

Les négociations avec la Centrale des syndicats du Québec ont été "au ralenti pendant quatre mois", mais elles viennent de recommencer cette semaine, a précisé Mme Grenon. Un "blitz de négociation de quatre jours" est prévu dans les deux prochaines semaines.

Comme dans le cas des 11 000 travailleuses des CPE syndiquées à la Confédération des syndicats nationaux, les points en litige portent sur la retraite, les salaires et les assurances collectives, entre autres.

Dans les deux cas, les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015.

Malgré tout, Mme Grenon se montre confiante. "Je crois sincèrement qu'on est capable de faire bouger le ministère pour la reconnaissance du travail de nos intervenantes en petite enfance. On est le premier maillon de l'éducation; il faut qu'il le reconnaisse."

"Je suis très optimiste dans le principe qu'on va faire des avancées. Je suis optimiste parce qu'on a nos membres derrière nous qui veulent bouger, qui veulent être reconnues", a-t-elle ajouté.

À la FSSS-CSN

Pour ce qui est des travailleuses syndiquées à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, elles s'étaient dotées d'un mandat de six journées de grève à être exercées au moment jugé opportun. Elles ont débrayé durant une première journée, le 30 octobre.

Après cette journée, le ministre de la Famille, Luc Fortin, les avait invitées à revenir à la table de négociation et les pourparlers avaient repris.

Les discussions avaient d'ailleurs toujours cours vendredi, a-t-on confirmé à la CSN.

Malgré cette reprise des pourparlers, les syndiquées ont décidé d'accentuer la pression en utilisant deux autres journées de leur mandat de grève, mardi et mercredi, la semaine prochaine.

Et pour accentuer encore la pression sur le gouvernement, un rassemblement est prévu à Québec, mercredi.

Plus précisément, les principaux points en litige à la CSN portent sur l'âge de la retraite _ que le gouvernement veut faire passer de 60 à 61 ans _ la contribution au régime de retraite, les salaires, les assurances collectives, les disparités régionales (pour les régions éloignées) et l'appellation d'emploi.