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Des «fake news» à «l'homme-fusée»: les nouveaux ennemis de Trump

Dans la dernière année, les cibles de Trump ont été nombreuses.

03/11/2017 06:31 EDT | Actualisé 03/11/2017 06:31 EDT
Kevin Lamarque / Reuters

En un an à la tête des Etats-Unis, Donald Trump s'est fait nombre de nouveaux ennemis et d'opposants en tous genres, et de tous bords, qu'il se fait un plaisir d'insulter sans retenue, au risque d'écorcher la fonction présidentielle.

Ses cibles, souvent ses détracteurs qu'il attaque la plupart du temps sur Twitter, vont des médias "Fake news" aux joueurs de football américain en passant par le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

En voici une sélection non exhaustive:

Les médias

Les médias traditionnels sont l'une des cibles favorites du président républicain, en particulier CNN et le New York Times, qu'il accuse de couvrir son mandat de manière biaisée.

"Wow, tant d'articles +Fake news+ aujourd'hui. Quoique je fasse ou dise, ils ne vont pas écrire ou parler de la vérité. Les médias +Fake news+ sont hors de contrôle!", a-t-il ainsi pesté en octobre sur Twitter, allant jusqu'à affirmer que les médias étaient devenus "les ennemis du peuple américain".

Les journalistes eux-mêmes en prennent souvent pour leur grade, lorsqu'un commentaire ou un article déplait au milliardaire, qui n'a par exemple pas hésité à dire de la présentatrice de MSNBC Mika Brzezinski qu'elle était "bête comme ses pieds".

'Hillary la crapule'

Donald Trump a passé sa campagne présidentielle à lancer des attaques ad hominem contre sa rivale démocrate, qualifiant Mme Clinton d'"Hillary la crapule".

Une fois à la Maison Blanche, la rhétorique de campagne est restée: "Hillary la crapule s'en prend désormais à tout le monde sauf à elle-même, refuse de dire qu'elle était une piètre candidate", a-t-il tweeté en mai.

Les chasseurs de 'sorcières'

La police fédérale (FBI), son ex-directeur James Comey et désormais le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur l'affaire russe (ingérence de Moscou dans la présidentielle et collusion supposée de l'équipe Trump avec la Russie), provoquent régulièrement la colère du 45e président américain.

"Vous assistez à la plus grande CHASSE AUX SORCIERES de l'histoire politique américaine", a-t-il dénoncé en juin. Il parle aussi régulièrement de "blague" en évoquant l'enquête.

Républicains, 'poids-plume' et 'toxique'

Deux sénateurs de la famille politique du président, les républicains Bob Corker et Jeff Flake, se sont spectaculairement opposés à Donald Trump en octobre, estimant qu'il était "dangereux pour la démocratie". Ils ont subi un feu d'artifice de critiques.

Le premier, sénateur du Tennessee, a été qualifié de "poids-plume" et d'"incompétent", le second, représentant de l'Arizona, de "toxique" et "faible sur les frontières, le crime et insignifiant au Sénat".

'L'homme-fusée' nord-coréen

Parmi les dirigeants étrangers avec lesquels Donald Trump se trouve en délicatesse, Kim Jong-Un est celui avec lequel le républicain a eu les échanges les plus acerbes.

"Kim Jong-Un de la Corée du Nord, qui est de toute évidence un fou qui ne craint pas d'affamer et de tuer son peuple sera mis à l'épreuve comme jamais", a-t-il affirmé en septembre. Il répondait au Nord-Coréen qui avait promis de "discipliner par le feu le gâteux Américain mentalement dérangé".

"J'ai dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d'Etat, qu'il perd son temps à négocier avec le petit homme-fusée", a déclaré en octobre l'homme d'affaires new-yorkais.

Meryl Streep ? 'Surcotée'

Il ne s'entend pas davantage avec les célébrités d'Hollywood, dans l'ensemble très critiques envers lui. Le divorce avec celui qui fut longtemps une star de la télé-réalité et un roi du divertissement américain a été consommé dans la controverse avec Meryl Streep.

L'actrice, lauréate de plusieurs Oscars et qui avait dénoncé le président américain lors d'une remise de prix, a reçu dans la foulée une réponse: Meryl Streep est "surcotée", a-t-il jugé en janvier.

Les sportifs, NFL en tête

C'est l'une des plus récentes prises de bec de Donald Trump. Il s'en est pris à la ligue nationale de football américain (NFL) et aux joueurs qui, selon lui, manquent de respect aux Etats-Unis en s'agenouillant pendant l'hymne national, un geste de protestation sociétale popularisé par le quarterback des San Francisco 49ers, Colin Kaepernick.

La NFL devrait virer tout "fils de pute" qui pose un genou à terre pendant l'hymne, joué avant tous les matches, a pesté M. Trump, menaçant également la ligue de manière à peine voilée.

Le basket-ball et son championnat nord-américain (NBA), et même le baseball, où les opposants à Donald Trump ont également exprimé leur défiance envers le président, n'ont pas non plus été épargnés par les invectives.

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