POLITIQUE

Harcèlement et violence sexuelle au travail: des incidents souvent pas signalés

Le harcèlement et la violence sexuelle ne sont souvent pas signalés par crainte de représailles.

02/11/2017 13:22 EDT | Actualisé 02/11/2017 13:22 EDT
Getty Images

Les résultats des consultations publiques fédérales sur le harcèlement et la violence sexuelle en milieu de travail réaffirment la nécessité de «trouver des façons de mettre un terme à ces enjeux inacceptables».

C'est ce qu'a indiqué la ministre du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail, Patty Hajdu, en réaction aux conclusions des consultations menées au cours des dernières semaines, qui ont été rendues publiques jeudi.

L'exercice mené par Ottawa a permis de constater que le harcèlement et la violence sexuelle ne sont souvent pas signalés par crainte de représailles, et que les incidents signalés ne sont pas traités efficacement.

Selon un sondage réalisé en ligne par le fédéral, environ 75 pour cent des personnes interrogées qui ont subi du harcèlement ou de la violence ont pris des mesures pour tenter de régler le problème. Mais dans deux cas sur cinq, soit 41 pour cent des cas, rien n'a été entrepris pour le faire.

La plupart des personnes interrogées qui ont dit avoir tenté de régler le problème ont témoigné avoir été confrontées à des obstacles dans leurs efforts, et le degré de satisfaction quant à la façon dont les incidents de harcèlement et de violence ont été résolus était faible, selon le sondage.

La ministre Hajdu, qui était à la Condition féminine avant d'être promue au Développement de la main-d'oeuvre et du Travail, a signalé que le gouvernement annoncerait «sous peu» les «prochaines étapes» dans ce dossier.

Elle s'attelle à la tâche en collaboration avec divers collègues, dont sa successeure, Maryam Monsef.

Les résultats des consultations publiques menées par le fédéral s'appuient en grande partie sur un sondage réalisé en ligne du 14 février au 9 mars 2017.

En tout, 1349 questionnaires ont été remplis, dont 1005 par des femmes. Plus de 61 pour cent des répondants vivaient en Ontario. Tous les participants au sondage en ligne l'ont fait sur une base volontaire, donc les résultats ne sont pas représentatifs de la population canadienne.

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