NOUVELLES

Très peu d'entreprises technologiques sont dirigées par des femmes

D'après un rapport, basé sur plus de 600 compagnies, 14 pour cent de tous les sièges des conseils d'administration sont occupés par des femmes.

01/11/2017 11:10 EDT | Actualisé 01/11/2017 11:17 EDT
Jose Luis Gonzalez / Reuters

Seulement cinq pour cent des entreprises technologiques canadiennes comptent une femme parmi leurs fondateurs et un pourcentage similaire ont une femme comme chef de la direction, selon une nouvelle étude publiée mercredi. Ces chiffres laissent entendre que cette industrie présente un retard sur le plan de la diversité de genre par rapport à d'autres secteurs.

L'étude, corédigée par PwC, le District de la découverte MaRS et l'organisme à but non lucratif MoveTheDial, montre aussi que les femmes représentent en moyenne 13 pour cent des équipes de direction de ces compagnies alors que 53 pour cent de ces dernières n'ont aucune femme cadre.

Ces nouvelles statistiques, basées sur des recherches et des analyses portant sur plus de 900 firmes, laissent entendre que les femmes sont moins présentes à la tête des compagnies technologiques du pays que dans le reste du monde des affaires.

Puisque les technologies touchent de plus en plus d'aspects de la vie moderne, il est essentiel que les femmes comme les hommes participent à la prise de décision, estime Jodi Kovitz, fondatrice de MoveTheDial.

Faute de quoi, les solutions apportées par ces firmes ne seront pas représentatives de la population, ajoute-t-elle.

Cette étude paraît moins d'un mois après que les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) eurent publié leur plus récent rapport concernant la représentation féminine, qui indiquait qu'au moins 62 pour cent des entreprises avaient au moins une femme à un poste de direction.

D'après le rapport de l'ACVM, basé sur plus de 600 compagnies, 14 pour cent de tous les sièges des conseils d'administration sont occupés par des femmes.

Pour les firmes technologiques, ce chiffre baisse à huit pour cent, selon l'étude publiée mercredi, la première à faire réellement le tour de cette question, selon Mme Kovitz.

La publication de cette étude survient après que des grandes entreprises de Silicon Valley eurent été confrontées à des accusations de sexisme et de discrimination, dont certaines ont donné lieu à des poursuites.

Voir aussi: