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Le processus de plaintes en milieu scolaire est lourd

Le Protecteur du citoyen propose d'être l'intervenant de deuxième niveau, pour les parents et les élèves insatisfaits des conclusions du protecteur de l'élève.

31/10/2017 16:11 EDT | Actualisé 31/10/2017 16:12 EDT
La Presse canadienne/Jacques Boissinot
Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation

Le processus de plaintes en milieu scolaire est si lourd, long et complexe qu'il donne l'impression d'une «course à obstacles», pouvant avoir un effet dissuasif chez les plaignants, constate le Protecteur du citoyen dans un rapport rendu public mardi.

Ses conclusions sur le processus d'examen des plaintes dans les commissions scolaires et les écoles sont claires: il y a trop d'interlocuteurs, trop d'étapes, et les délais de traitement sont longs.

Parmi les situations pouvant mener à une plainte on peut retrouver les changements de classe qui ont lieu en début d'année, la politique d'admission (découpage territorial ou distance de l'école) et l'absence de services aux élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage.

Le Protecteur du citoyen formule 19 recommandations pour que le recours au protecteur de l'élève soit plus simple, rapide et impartial.

Il suggère entre autres que le protecteur de l'élève de la commission scolaire soit la porte d'entrée dans le réseau scolaire. Le fait qu'il intervienne actuellement en fin de course constitue un problème majeur selon la protectrice du citoyen, Marie Rinfret.

Le Protecteur du citoyen propose d'être l'intervenant de deuxième niveau, pour les parents et les élèves insatisfaits des conclusions du protecteur de l'élève.

Aussi, parents et élèves manquent d'information au sujet du protecteur de l'élève et ne le voient pas comme indépendant mais plutôt comme un prolongement de la commission scolaire. Le Protecteur du citoyen y voit là deux autres lacunes à corriger.

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a dit prendre acte des recommandations et assure qu'elles seront prises en considération.

De son côté, la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) salue le rapport, car les principaux problèmes identifiés par le Protecteur du citoyen sont le reflet des doléances exprimées par les parents depuis de nombreuses années, est-il indiqué dans un communiqué.