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Gala ADISQ 2017: les cinq moments forts qui ont marqué la soirée

Voici ce qui a retenu l'attention dimanche soir...

29/10/2017 23:12 EDT | Actualisé 29/10/2017 23:23 EDT

Les spectateurs du gala de l'ADISQ ont eu droit à une soirée haute en couleur, marquée par des prestations musicales variées et les blagues mordantes de l'animateur, Louis-José Houde.

Voici cinq moments forts de cette soirée:

1. Le numéro d'ouverture éclectique

Les artistes présents dans le numéro ont offert un pot-pourri de chansons de différents styles qui se mariaient bien. Dès les premières minutes, le gala s'est animé avec la musique hip-hop du groupe Alaclair Ensemble, qui a chauffé la salle avant l'arrivée de Charlotte Cardin au piano. Celle-ci a entonné son grand succès «Faufile», avant de commencer «Rêver mieux», une chanson de Daniel Bélanger, qui l'a rejoint sur scène. Daniel Bélanger a ensuite débuté «Il y a tant à faire» avec Charlotte Cardin. Ils étaient accompagnés par un choeur d'une vingtaine de personnes. Toute cette prestation a été couronnée par un numéro d'humour caustique de Louis-José Houde, qui s'est payé la tête des artistes, et qui a décoché une flèche à l'animateur Éric Salvail, qui fait face à des allégations d'inconduite sexuelle.

2. Les Soeurs Boulay lancent un débat

Mélanie et Stéphanie Boulay ont été les premières à soulever un débat de société devant les nombreux politiciens présents dans la salle, comme elles l'avaient fait l'année dernière. Après avoir remercié le public, elles se sont adressées aux politiciens pour leur demander d'adopter une «loi claire» pour encadrer les redevances versées aux artistes. «Les Apple et les câblodistributeurs de ce monde ne font que faire de plus en plus d'argent avec la bande passante, la vente d'appareils comme le iPhone, sauf qu'il y a de moins en moins de cet argent-là qui est redistribué aux créateurs. C'est un problème, c'est une injustice. On a besoin de parler de ces choses-là», a expliqué Stéphanie Boulay dans la salle de presse.

3. Des chanteurs mythiques offrent des prestations

Le public de l'ADISQ a eu droit aux prestations de deux artistes mythiques au Québec : Robert Charlebois et Michel Louvain. Débordant d'énergie, Robert Charlebois a clos d'une main de maître un numéro qui mettait notamment en vedette Alexe Gaudreault et Alex Nevsky avec la chanson «Mon pays». Michel Louvain, qui a célébré récemment ses 60 ans de carrière a quant à lui offert «Un certain sourire», qui lui a valu une longue ovation.

4. Un hommage à Leonard Cohen

Difficile de ne pas assister à un tel hommage sans avoir de frissons. L'ADISQ a d'abord diffusé un montage vidéo avec des images d'archives de Leonard Cohen, qui étaient entrecoupées de quelques extraits d'entrevues qu'il avait accordées en français. Dans la vidéo, il décrivait les Montréalais et les Québécois comme «sa famille». Ensuite, avec sa voix perçante, Richard Séguin a entonné la célèbre chanson «Hallelujah» a capella. Les gens dans la salle se sont levés et lui ont emboîté le pas. C'est Adam Cohen qui est allé cueillir le prix de son père.

5. Serge Postigo défend Juste pour rire

Le metteur en scène de la pièce Mary Poppins, qui a remporté le prix du meilleur spectacle — interprète, a défendu les employés de Juste pour rire qui ne devraient pas être punis pour «l'horreur» d'un seul homme. «Juste pour rire, ce sont eux», a dit Serge Postigo, ajoutant que ces employés n'avaient rien fait d'autre que de réaliser le spectacle de l'année. Son discours a été longuement applaudi. Le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, est visé par des allégations de harcèlement et d'agressions sexuelles. Il ne dirige plus l'entreprise et cherche à vendre ses actions dans le Groupe Juste pour rire.

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