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Les femmes autochtones détenues veulent contribuer à l'enquête nationale

Kim Pate affirme que plusieurs des problématiques qui mènent les femmes à vivre dans la rue ou derrière les barreaux sont les mêmes que celles qui mènent à la disparition et au meurtre de nombreuses femmes.

27/10/2017 16:17 EDT | Actualisé 27/10/2017 16:19 EDT
La Presse canadienne/Liam Richards

Une ex-travailleuse du sexe qui a déjà purgé une peine d'emprisonnement réclame que l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées se rende dans les prisons pour écouter les femmes autochtones incarcérées.

Sharon Acoose révèle avoir été victime de violence au cours de son enfance. Elle croit qu'une majorité de femmes autochtones qui croupissent dans les prisons et pénitenciers du Canada ont subi des mauvais traitements psychologiques, physiques ou sexuels.

La sénatrice Kim Pate, ex-directrice générale de l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, soutient qu'environ 91 pour cent des femmes autochtones dans les pénitenciers ont été victimes d'agressions.

Kim Pate affirme que plusieurs des problématiques qui mènent les femmes à vivre dans la rue ou derrière les barreaux sont les mêmes que celles qui mènent à la disparition et au meurtre de nombreuses femmes.

L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées n'a pas répondu aux demandes d'entrevues, mais la commissaire en chef Marion Buller a déclaré le mois dernier devant un comité sénatorial qu'elle avait déjà pris connaissance du désir de s'exprimer de plusieurs femmes détenues.

Marion Buller a suggéré qu'une personne pourrait rencontrer les détenues pour recueillir leurs témoignages.

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