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Les cols bleus de Laval entreprennent une grève des heures supplémentaires

Environ 750 employés seraient touchés par la grève.

27/10/2017 12:15 EDT | Actualisé 27/10/2017 13:46 EDT
Action Laval

Les cols bleus de la Ville de Laval entreprendront une grève des heures supplémentaires durant une semaine à compter de samedi.

Les services essentiels seront maintenus durant le débrayage. Le Tribunal administratif du travail a entériné la liste de services à maintenir, qui avait été convenue lors d'une séance de conciliation entre les parties, mardi dernier.

La grève débutera le samedi 28 octobre à 00h01 et prendra fin le dimanche 5 novembre à 23h59.

La section locale 4545 du Syndicat canadien de la fonction publique est affiliée à la FTQ. Selon le syndicat, quelque 750 cols bleus sont touchés.

La convention collective est échue depuis le mois de janvier 2016.

Règle générale, les cols bleus s'occupent, en tout ou en partie — parce qu'il y a aussi emploi de sous-traitants par la Ville — de tâches comme les réparations mineures aux stations de production d'eau potable, l'entretien des réseaux d'égouts sanitaires, la réparation des trous de la chaussée sur les voies publiques, le déblaiement et l'enlèvement de la neige des trottoirs, le soufflage de la neige sur les rues, les réparations aux feux de signalisation et l'entretien des véhicules municipaux.

L'entente touchant les services essentiels prévoit que chaque fois que la Ville réclamera des services prévus à la liste, «le syndicat répondra promptement et sans délai à cette demande».

Comme la grève aura lieu à l'approche de l'hiver, et que le temps est souvent imprévisible en novembre, les parties ont convenu d'ajouter aux clauses de situations exceptionnelles et urgentes «la survenance des conditions hivernales pouvant nécessiter l'application des services essentiels», comme l'épandage d'abrasifs, le déblaiement des trottoirs et de la chaussée, de même que le soufflage et le chargement de la neige, indique-t-on dans le jugement du Tribunal administratif du travail.

Le Tribunal ne s'est pas penché sur les modalités qui ont été arrêtées pour les arénas et le Centre de la nature de Laval, puisqu'il ne s'agit pas de services essentiels.