POLITIQUE

Intimidation au sein du SCRS: le ministre Ralph Goodale promet de sévir

Des conséquences pour les employés fédéraux coupables d'intimidation.

27/10/2017 15:01 EDT | Actualisé 27/10/2017 15:09 EDT
Ciro De Luca / Reuters
Le ministre de la Sécurité publique et de la protection civile du Canada, Ralph Goodale.

Le ministre de la Sécurité publique affirme que les employés fédéraux qui intimident des collègues devront en subir ensuite les conséquences.

En réponse aux questions de l'opposition néo-démocrate, vendredi aux Communes, Ralph Goodale a assuré qu'il mesurait parfaitement le sérieux des accusations de racisme et d'intimidation qui pèsent contre des membres du bureau torontois des services canadiens d'espionnage.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique pour les questions de sécurité publique, Matthew Dubé, a réclamé à nouveau vendredi une enquête en profondeur au sein du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), à la suite d'une analyse de l'agence qui faisait état récemment de nombreux cas de favoritisme et de discrimination — mais aussi de découragement au sein des troupes.

Dans leur poursuite en Cour fédérale, cinq employés du SCRS soutiennent qu'ils ont été victimes d'intimidation parce qu'ils sont gais ou musulmans.

Matthew Dubé, député de Beloeil-Chambly, a soutenu en Chambre vendredi qu'il fallait maintenant s'assurer que ce climat n'affecte pas le travail du SCRS. Il souhaite aussi que tout supérieur qui serait responsable de tels gestes réponde de ses actes — ou même qu'il soit limogé.

Le ministre Goodale a reconnu que ces allégations sont extrêmement graves, et il a promis que le gouvernement prendra les mesures qui s'imposent pour mettre fin à de tels comportements.