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Attaque chimique: Damas accuse le rapport de l'ONU d'avoir "falsifié la vérité"

Le communiqué, cité par les médias officiels, a dénoncé la "méthode d'enquête qui s'est basée sur les propos des criminels qui ont commis cet acte immoral à Khan Cheikhoun et sur des témoins douteux

27/10/2017 12:27 EDT | Actualisé 27/10/2017 12:29 EDT
Getty Images

Le rapport de l'ONU désignant le régime syrien comme responsable de l'attaque au gaz sarin de Khan Cheikhoun a "falsifié la vérité", a réagi vendredi le pouvoir à Damas.

"La Syrie rejette catégoriquement le contenu du rapport conjoint de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (...) ce rapport et celui qui l'a précédé ont falsifié la vérité et déformé les informations exactes sur ce qui s'est passé à Khan Cheikhoun", a indiqué un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères.

Le communiqué, cité par les médias officiels, a dénoncé la "méthode d'enquête qui s'est basée sur les propos des criminels qui ont commis cet acte immoral à Khan Cheikhoun et sur des témoins douteux".

D'après le ministère, le rapport a été rédigé sur la base "d'instructions de l'administration américaine et de pays occidentaux pour exercer davantage de pression politique" sur Damas.

Le régime syrien a toujours nié être l'auteur de l'attaque au gaz sarin qui a fait le 4 avril 87 morts dont plus de 30 enfants à Khan Cheikhoun, une petite ville de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad a même accusé les Occidentaux d'avoir "monté toute l'histoire" pour préparer le terrain à des frappes américaines, menées quelques jours plus tard contre une base du régime.

Jeudi, l'ONU a accusé clairement le régime de Damas d'être le responsable de l'attaque au gaz sarin dans un rapport dénoncé par Moscou, allié de longue date du président syrien Bachar al-Assad.

Les images des habitants agonisants de Khan Cheikhoun, dont de nombreux enfants, avaient fait le tour du monde et poussé Washington à lancer une attaque sans précédent sur la base aérienne d'où, selon les puissances occidentales, était partie l'attaque. Le président américain Donald Trump avait qualifié de "boucher" son homologue syrien.

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