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L'ancien agitateur Sean Avery continue de faire des remous... comme auteur

Martin Brodeur, un «salaud»?

25/10/2017 07:13 EDT | Actualisé 25/10/2017 07:13 EDT
David Nolan
Sean Avery

Sean Avery est le premier à admettre qu'il a commis des erreurs.

«Je me suis placé dans des situations stupides. J'ai toujours fait ça, a dit l'ancien agitateur dans la LNH lors d'une entrevue. Je ne suis pas parfait et je ne réfléchis pas avant d'agir — souvent. Et ça me place souvent dans l'embarras.»

Les faux pas d'Avery, accidentels ou volontaires, ont fait de lui un personnage polarisant lors de sa carrière de 10 saisons avec les Red Wings de Detroit, les Kings de Los Angeles, les Rangers de New York et les Stars de Dallas.

L'autobiographie de l'homme maintenant âgé de 37 ans, «Offside: My Life Crossing the Line», est donc particulièrement colorée.

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Il a fait des remous dans la LNH notamment avec des commentaires déplacés au sujet de la relation entre Dion Phaneuf et son ancienne copine Elisha Cuthbert et en se tournant face à Martin Brodeur pour déranger le gardien dans son travail.

Avery ne s'est donc pas gêné pour dire le fond de sa pensée dans son autobiographique, coécrite avec Michael McKinley.

«Il y a beaucoup d'entraîneurs que je n'ai pas aimés. Il y a beaucoup de coéquipiers que je n'ai pas aimés. S'ils ont joué des rôles importants ces années-là, je devais en parler.»

L'ancienne étoile des Thrashers d'Atlanta et des Devils du New Jersey Ilya Kovalchuk est un Russe «qui ne gagnera jamais parce que c'est trop difficile». Brodeur est un «salaud» qui a quitté son épouse pour sa belle-soeur. Matthew Barnaby, une peste rivale, est simplement «fou».

Cependant, Avery garde ses pires commentaires pour son ancien entraîneur chez les Rangers John Tortorella, qui a réduit le temps de jeu d'Avery jusqu'à ce qu'il le renvoie dans les mineures une dernière fois.

«Il est un clown qui avait peur de l'influence que j'avais chez les Rangers», écrit Avery, qui a été adulé par les partisans lors de ses deux séjours avec les Rangers avant de prendre sa retraite en 2012.

Avery critique aussi l'utilisation excessive d'antidouleur par les joueurs de la LNH et raconte comment certains membres des Rangers étaient toujours sous l'influence de l'ecstasy consommée la veille lors d'un concert lorsqu'ils se sont rendus aux funérailles de leur regretté coéquipier Derek Boogaard.

Le livre d'Avery est aussi une histoire d'amour avec New York, les Rangers, son épouse (le mannequin Hilary Rhoda), et quelques anciens frères d'armes dans la LNH, notamment Chris Chelios, Brett Hull et Brendan Shanahan.

«Ils acceptaient les gars avec des personnalités et n'essayaient pas de changer qui ils étaient, a dit Avery au sujet des trois membres du Temple de la renommée du hockey. Mais leurs conseils sont souvent rentrés par une oreille et sortis par l'autre. Je me dis aujourd'hui que j'aurais peut-être dû les écouter un peu plus.»

Avery continue à courir deux fois par jour, reproduisant le quotidien de ses jours en tant que joueur. Il a aussi recommencé à regarder le hockey.

Cependant, son avenir est tourné vers une carrière d'acteur depuis que le réalisateur Peter Berg, un ami, lui a offert un petit rôle dans «Patriot's Day» (Le jour des patriotes).

«C'était la première fois depuis que j'ai arrêté de jouer que je ressentais quelque chose qui ressemble le moindrement aux sensations de se battre sur la glace au Madison Square Garden, a raconté Avery. J'ai immédiatement eu la piqûre. Je vais tout faire pour tenter de devenir un acteur, que ce soit au théâtre, au cinéma ou à la télévision.»