NOUVELLES

Pour inclure tous les élèves, le Conseil supérieur de l'éducation demande un changement d'approche et plus de ressources

L'argent ne suffira pas si l'école garde une approche trop «médicalisée», centrée sur les «problèmes» de l'enfant.

24/10/2017 15:31 EDT | Actualisé 24/10/2017 15:31 EDT
Getty Images

L'école qui saura inclure tous les enfants, qu'ils aient des difficultés d'apprentissage ou soient issus de l'immigration, a besoin de plus de ressources, certes, mais elle a aussi besoin d'une approche collective pour répondre aux besoins particuliers.

C'est ce que plaide le Conseil supérieur de l'éducation dans un avis qu'il a dévoilé mardi, intitulé «Pour une école riche de tous ses élèves — S'adapter à la diversité des élèves, de la maternelle à la 5e année du secondaire».

Il faudra certes plus de ressources pour que l'école puisse mener à bien sa mission d'intégrer tous les élèves, particulièrement ceux qui sont handicapés ou ont des difficultés d'apprentissage, a convenu au cours d'une entrevue Lucie Bouchard, présidente par intérim du Conseil supérieur de l'éducation.

Mais l'argent ne suffira pas si l'école garde une approche trop «médicalisée», centrée sur les «problèmes» de l'enfant. Le Conseil plaide plutôt pour une approche collective qui permet de combler plusieurs défis individuels des élèves.

Mme Bouchard donne l'exemple d'un cours de lecture, où l'on donnerait à lire aux élèves un même roman, mais numérisé. Cette version pourrait être «interrogeable» pour permettre à l'étudiant malvoyant de grossir les caractères et pour permettre à l'élève dyslexique d'en faire la synthèse vocale. La solution est donc collective, mais permet de répondre de façon inclusive aux élèves ayant des besoins particuliers.

VOIR AUSSI: