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La Russie pose son veto à une résolution sur les armes chimiques en Syrie

C'est la neuvième fois que Moscou utilise son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour protéger son allié syrien.

24/10/2017 13:17 EDT | Actualisé 24/10/2017 13:17 EDT
TIMOTHY A. CLARY via Getty Images

La Russie a opposé mardi son veto à un projet de résolution présenté par les Etats-Unis au Conseil de sécurité des Nations unies visant à prolonger d'un an une enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

C'est la neuvième fois que Moscou utilise son droit de veto pour protéger son allié syrien.

La Russie s'est opposée au renouvellement du mandat des experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) chargés d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Il expire le 18 novembre.

Ces experts doivent remettre jeudi au Conseil de sécurité un rapport sur l'attaque au gaz sarin du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord de la Syrie, qui a tué plus de 80 personnes dont de nombreux femmes et enfants.

Après le veto, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley a accusé Moscou d'être "une fois encore" du côté "des dictateurs et des terroristes qui utilisent ces armes".

"La Russie a démontré une fois de plus qu'elle fera tout ce qui est possible pour s'assurer que le régime barbare (du président syrien Bachar al-)Assad ne paye jamais les conséquences pour son utilisation continue de produits chimiques comme armes", a-t-elle ajouté.

En début de séance, la Russie n'était pas parvenue à faire repousser le vote sur le renouvellement du mandat au mois de novembre, après la remise de ce rapport.

La Chine et le Kazakhstan se sont abstenus, la Bolivie a voté contre le renouvellement et onze pays ont voté pour une extension du mandat de la commission d'enquête, baptisée Joint Investigative Mechanism (JIM). Le veto de la Russie a bloqué l'adoption du texte.

L'ambassadeur russe Vasily Nebenzia a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de demander un vote dans le but de "montrer du doigt et de déshonorer la Russie" et affirmé que les méthodes et "le manque de preuves" de la commission d'enquête sur l'incident de Khan Cheikhoun étaient "risibles".

cml/kal/elm

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