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#MoiAussi: la police de Montréal a reçu 53 appels de dénonciation depuis jeudi

Certains ont mené à l'ouverture d'enquêtes criminelles.

20/10/2017 13:22 EDT | Actualisé 20/10/2017 13:25 EDT
Getty Images/Moment Open

La police de Montréal a reçu 53 appels sur la nouvelle ligne de dénonciation des crimes sexuels mise en place jeudi.

Selon le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, certains de ces appels ont mené à l'ouverture d'enquêtes criminelles.

«Chaque appel reçu est fait pour dénoncer une situation. Sur ces appels, quelques-uns ont mené à l'ouverture de dossiers. Nous ne pouvons pas préciser le nombre exact», affirme-t-il en entrevue au HuffPost Québec.

Selon M. Pichet, le Québec vit actuellement une vague de dénonciations pour laquelle il était devenu nécessaire d'affecter des ressources supplémentaires.

«Il faut offrir des moyens au-delà des moyens usuels. Le numéro que nous avons mis en place, c'est une bonne chose. Nous allons la garder en place tant que le besoin sera présent», ajoute le chef de police.

M. Pichet n'est pas en mesure de quantifier l'ampleur du phénomène à ce stade-ci. Il affirme toutefois que le bilan des statistiques criminelles 2017 sera fort probablement marqué d'une hausse des crimes à caractère sexuel à cause de cette vague.

Les statistiques sur ce type de crime sont fortement influencées par les dénonciations médiatisées. Elles avaient atteint un sommet en 2006, par exemple, après que la chanteuse Nathalie Simard eut dénoncé Guy Cloutier.

Jusqu'à présent, Éric Salvail, Gilbert Rozon et Gilles Parent ont dû quitter certaines de leurs fonctions à la suite d'allégations d'inconduites sexuelles. Le candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal, Michel Brûlé, fait également l'objet d'allégations de ce genre.

En 2016, le SPVM avait enquêté sur 1487 affaires d'agression sexuelle, une augmentation de 14,5% par rapport à 2015.

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