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Un caporal de la GRC assigné à des tâches administratives pour une barbiche

Ses supérieurs lui auraient indiqué qu'il contrevenait au Code canadien du travail, puisqu'un masque respiratoire comme ceux utilisés par les agents de la GRC ne pourrait pas s'ajuster adéquatement sur son visage en cas de besoin, ce qui mettrait sa sécurité en danger. 

19/10/2017 17:32 EDT | Actualisé 19/10/2017 17:32 EDT
Valerie Zink / Reuters

Un caporal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick, qui a été réprimandé pour avoir critiqué publiquement la haute direction, affirme avoir été affecté à des tâches administratives après avoir refusé de raser sa barbiche.

Le caporal Patrick Bouchard explique s'être laissé pousser une petite barbe durant deux mois, en soutien au «mouvement des bandes jaunes». Ce mouvement lancé par les agents de la GRC consiste à retirer les bandes jaunes sur le pantalon de leur uniforme afin de protester pour réclamer des conditions de travail plus justes et plus sécuritaires.

Patrick Bouchard raconte s'être fait dire, mardi après-midi au milieu de son quart de travail, de rentrer chez lui et de raser son bouc.

Ses supérieurs lui auraient indiqué qu'il contrevenait au Code canadien du travail, puisqu'un masque respiratoire comme ceux utilisés par les agents de la GRC ne pourrait pas s'ajuster adéquatement sur son visage en cas de besoin, ce qui mettrait sa sécurité en danger.

L'homme âgé de 40 ans, qui compte 15 ans de service, a déclaré avoir refusé de se raser. On lui aurait alors ordonné de se présenter au travail le lendemain en tenue civile et d'accomplir des tâches administratives.

Patrick Bouchard croit que la GRC cherche plutôt à le punir pour s'être exprimé publiquement après que l'institution eut été blâmée pour ne pas avoir fourni l'armement et l'entraînement nécessaires aux victimes de la fusillade de Moncton en 2014, dans laquelle trois agents ont perdu la vie.

La GRC n'a pas répondu aux demandes de commentaires à ce sujet.