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Bill Morneau placera ses actifs dans une fiducie sans droit de regard

Même s'il n'a pas l'obligation de le faire.

19/10/2017 13:57 EDT | Actualisé 19/10/2017 15:22 EDT
Chris Wattie / Reuters

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a annoncé jeudi qu'il avait l'intention de placer ses actifs dans une fiducie sans droit de regard et de vendre les actifs de son entreprise familiale.

En conférence de presse à Ottawa, il a précisé qu'il avait entrepris les démarches en ce sens, et ce, même s'il n'avait pas l'obligation de le faire.

"Je sais que j'ai suivi les règles, a-t-il soutenu. Je sais que j'ai respecté (les conseils) de la commissaire à l'éthique et c'était très important. Je n'ai eu aucun conflit (d'intérêts) au cours des deux dernières années, mais je sais qu'il y a aussi une distraction en ce moment."

L'ancien dirigeant de la firme Morneau Shepell a expliqué qu'il en était venu à la conclusion qu'il devait "en faire plus" afin de s'assurer que les Canadiens aient confiance en lui.

Le ministre Morneau était sur la sellette depuis que le quotidien The Globe and Mail a révélé qu'il avait choisi de ne pas placer ses actifs dans une fiducie sans droit de regard.

Il avait sollicité mardi une nouvelle rencontre avec la commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, pour obtenir des nouveaux conseils.

Cette dernière avait confirmé un peu plus tôt qu'elle avait dit à Bill Morneau qu'il n'était pas tenu de placer ses actifs dans une fiducie sans droit de regard.

La commissaire avait expliqué que l'ancien de Bay Street détenait ces actions "indirectement", par le biais de sociétés privées - des sociétés à numéro dont il est par ailleurs propriétaire.

La pression se faisait de plus en plus grande sur le ministre, qui était absent de la période des questions en Chambre depuis le début de la semaine.

Il était ailleurs au pays pour tenter de calmer le jeu sur un autre dossier, celui de la réforme fiscale.

Cette annonce n'a pas apaisé les conservateurs et les néo-démocrates qui ont continué à accuser M. Morneau lors de la période des questions de s'être placé en conflit d'intérêts.