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La gestion de l'offre est non négociable, s'indigne le ministre québécois de l'Agriculture

L'administration Trump demande maintenant «n'importe quoi», des «choses extrêmes» comme la fin de la gestion de l'offre, qui est carrément non négociable, selon le ministre.

16/10/2017 17:14 EDT | Actualisé 16/10/2017 17:21 EDT
LA PRESSE CANADIENNE
Laurent Lessard, ministre québécois de l'Agriculture

La gestion de l'offre au Canada est non négociable, s'est indigné, lundi, le ministre québécois de l'Agriculture, Laurent Lessard.

Celui-ci réagissait à la demande des États-Unis d'abolir le système de gestion de l'offre en vigueur au Canada pour les produits laitiers, les volailles, les oeufs et la dinde d'ici les dix prochaines années.

Deux sources ont confié à La Presse canadienne que cette demande était tombée dimanche soir lors des négociations pour la nouvelle mouture de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

M. Lessard était justement à Washington samedi dernier, où il s'est entretenu avec des négociateurs canadiens. Le ton des Américains a considérablement durci depuis, a-t-il reconnu en entrevue téléphonique, lundi.

L'administration Trump demande maintenant «n'importe quoi», des «choses extrêmes» comme la fin de la gestion de l'offre, qui est carrément non négociable, selon lui.

Autant M. Lessard que le gouvernement fédéral ont promis de défendre la gestion de l'offre bec et ongles, arguant que les États-Unis maintiennent de leur côté plusieurs programmes d'appui à leurs propres fermiers.

Du sabotage, croit l'UPA

Pour sa part, l'Union des producteurs agricoles (UPA) n'est pas surprise, puisqu'elle s'attendait à une pareille demande de la part des États-Unis, a affirmé son président, Marcel Groleau.

Les États-Unis tentent de saboter les négociations, selon lui, en faisant tout pour que le Canada et le Mexique quittent la table.

Il ajoute que la demande cette fois est tellement «grosse» qu'elle sera facile à «rejeter du revers de la main».