DIVERTISSEMENT

Une actrice montréalaise accuse aussi Harvey Weinstein de l'avoir agressée

Erika Rosenbaum a affirmé que le producteur lui avait fait des avances sexuelles agressives au cours de trois rencontres distinctes.

13/10/2017 14:40 EDT | Actualisé 13/10/2017 14:40 EDT

Une actrice montréalaise ajoute son nom à la liste de plus en plus longue de femmes qui accusent le producteur hollywoodien Harvey Weinstein de harcèlement sexuel ou d'agression sexuelle.

Dans une entrevue à CBC, Erika Rosenbaum a affirmé que le magnat déchu du cinéma lui avait fait des avances sexuelles agressives au cours de trois rencontres distinctes il y a près de 15 ans.

Harvey Weinstein, qui a été licencié de l'entreprise cinématographique qu'il a cofondée, a précédemment rejeté par le biais d'une porte-parole toute allégation de contact non consensuel.

Erika Rosenbaum a déclaré avoir rencontré Harvey Weinstein pour la première fois à Los Angeles quand elle était au début de la vingtaine.

Elle a affirmé qu'elle l'a rencontré trois fois de plus pour discuter de sa carrière et a allégué que le producteur avait agi de manière inappropriée et a essayé d'avoir des rapports intimes avec elle.

Erika Rosenbaum a allégué qu'au cours de leur troisième rencontre — dans une chambre d'hôtel pendant le Festival international du film de Toronto au milieu des années 2000 — Harvey Weinstein l'a agrippée par la nuque et s'est masturbé en se tenant derrière elle.

Erika Rosenbaum est la première Canadienne à se joindre à la liste d'une trentaine de femmes qui ont accusé Harvey Weinstein de conduite inappropriée depuis que le scandale a éclaté dans le New York Times.

«Mes déclarations aux médias ont été très difficiles à raconter», a indiqué vendredi Mme Rosenbaum, qui a notamment tenu des rôles dans les films «Brooklyn» et «The Trotsky».

«J'ai longtemps tenu secrète mon expérience avec Harvey Weinstein. J'ai senti qu'il était important de dire la vérité et de dénoncer le harcèlement sexuel que d'autres ont enduré.»

«Il y a un dialogue important que nous devons avoir. Je veux faire partie de ce dialogue et me tenir du bon côté de l'histoire.»

Erika Rosenbaum a refusé une demande d'entrevue de la Presse canadienne vendredi.