POLITIQUE

Uber reste au Québec... pour le moment

La multinationale veut trouver «une solution à long terme» avec le nouveau ministre André Fortin.

13/10/2017 09:33 EDT | Actualisé 13/10/2017 11:28 EDT
Getty Images

QUÉBEC – Uber restera finalement au Québec et ce, même après avoir menacé de quitter le 14 octobre en raison des nouvelles exigences imposées par le gouvernement du Québec pour la prolongation du projet pilote qui autorise ses activités dans la province.

La multinationale a reconnu qu'avec la récente nomination du ministre des Transports André Fortin, il y avait une « opportunité d'établir un dialogue constructif afin de trouver une solution à long terme pour les utilisateurs et les partenaires-chauffeurs d'Uber au Québec ».

« Nous avons reçu la confirmation que les nouvelles exigences de formation qui nous empêcheraient d'opérer n'auront pas à être initiées avant quelques mois et entre-temps nous demeurons déterminés à collaborer avec le gouvernement. Pendant cette période, nous continuerons à desservir les Québécois », a réagi Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber Québec.

Le ministre Fortin a précisé par voie de communiqué vendredi matin les attentes du gouvernement en ce qui concerne la vérification des antécédents judiciaires imposée aux chauffeurs afin de lever toute « ambiguïté ».

Les nouveaux partenaires-chauffeurs inscrits à partir du 15 octobre 2017 – date du renouvellement du projet pilote – devront se soumettre aux nouvelles exigences de vérification des antécédents judiciaires dans un délai de huit semaines. Ceux qui étaient déjà inscrits auront deux ans suivant la dernière vérification faite par Uber.

M. Fortin a maintenu que l'entreprise devra respecter l'ensemble des obligations énumérées par son prédécesseur pour continuer à opérer au Québec au-delà du 14 octobre.

« Soyons bien clair, cette simple modification ne change en rien les obligations d'Uber, a-t-il affirmé. Ils devront soumettre les chauffeurs à une formation de 35 heures et à des vérifications des antécédents judiciaires par un corps policier du Québec. Il s'agit d'une question d'équité pour tous les partenaires du marché et pour assurer la sécurité des usagers. »

« J'ai par ailleurs la ferme intention de travailler avec nos partenaires à la mise en place de solutions innovantes en vue d'offrir aux utilisateurs québécois une industrie moderne qui répond à leurs besoins.»

Les nouvelles exigences en termes de formation et de vérification d'antécédents judiciaires ne seront pas requises pour les nouveaux chauffeurs avant le 14 janvier 2018 – un délai qui pourrait donner à Québec et à Uber le temps de trouver un compromis.

VOIR AUSSI: