POLITIQUE

Trump ne bluffe pas sur le retrait de l'ALÉNA, croit Stephen Harper

L'ancien premier ministre canadien a conseillé aux entreprises de commencer à prévoir la possibilité d'un monde sans ALÉNA.

11/10/2017 16:47 EDT | Actualisé 11/10/2017 16:47 EDT
Paul Morigi via Getty Images

Stephen Harper croit que Donald Trump est vraiment prêt à mettre fin à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

L'ancien premier ministre était à Washington, mercredi, pour discuter du sort des négociations commerciales en cours, l'occasion d'exprimer de rares commentaires publics sur un enjeu politique actuel.

Il était dans la capitale américaine au moment où son successeur, Justin Trudeau, se trouvait quelques coins de rue plus loin, à la Maison-Blanche, pour discuter du même sujet avec le président des États-Unis.

L'ancien chef conservateur, un fervent partisan du libre-échange, a affirmé que de puissantes forces protectionnistes qui ont précédé la présidence de Donald Trump étaient actives dans la société américaine et qu'elles n'allaient pas disparaître de sitôt.

M. Harper a déclaré qu'il comprenait la frustration: il a raconté son agacement d'avoir dû passer son 50e anniversaire de naissance à signer le plan de sauvetage de General Motors Canada, pour ensuite voir le géant de l'automobile délocaliser des emplois vers l'étranger.

Il a conseillé aux entreprises de commencer à prévoir la possibilité d'un monde sans ALÉNA.

D'autre part, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, un allié de Donald Trump qui s'exprimait lors du même événement, a semblé plus optimiste.

M. Gingrich a soutenu qu'un accord serait finalement conclu au terme de longues et difficiles négociations.