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Le président Trump évoque un accord bilatéral de libre-échange avec le Canada

Donald Trump a souvent répété qu'il préférerait déchirer l'ALÉNA plutôt que de le renégocier.

11/10/2017 08:56 EDT | Actualisé 12/10/2017 06:56 EDT
THE CANADIAN PRESS
Justin Trudeau rencontre Donald Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump se dit prêt à conclure un accord bilatéral de libre-échange avec le Canada si les négociations entourant de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qui impliquent aussi le Mexique, échouent.

M. Trump a tenu ces propos mercredi dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, au début de sa rencontre avec le premier ministre canadien Justin Trudeau, dont la visite coïncide avec la quatrième ronde de renégociation de l'ALÉNA qui se déroule tout près, à Alexandria, en Virginie.

Le président américain a affirmé qu'il était possible que les trois pays ne parviennent pas à renégocier l'ALÉNA, mais que les États-Unis pourraient tout de même conclure un nouvel accord avec le Canada.

Donald Trump a souvent répété qu'il préférerait déchirer l'ALÉNA plutôt que de le renégocier, mais c'est la première fois qu'il évoque publiquement la possibilité d'un accord bilatéral avec le Canada.

Plus tôt mercredi, Justin Trudeau a rencontré un puissant groupe d'élus américains. Les législateurs américains se sont levés et ont applaudi à la fois quand M. Trudeau est arrivé et quand il a quitté leur réunion au capitole, mais l'enthousiasme affiché dissimulait les écueils entourant la conclusion d'une nouvelle version de l'ALÉNA.

Les participants à la réunion ont déclaré que le premier ministre Trudeau avait défendu le système canadien de gestion de l'offre, mais qu'il avait aussi fait l'objet de pressions pour permettre un meilleur accès aux importations de produits laitiers américains. Il a également été invité à libéraliser les échanges de produits culturels et à supprimer les exceptions prévues à l'accord actuel.

Certains législateurs américains sont également inquiets face aux premières positions radicales prises par les négociateurs de leur propre pays, que les différents groupes du milieu des affaires ont qualifiées d'irréalistes, en prévenant qu'elles pourraient saboter les pourparlers.

M. Trudeau était au capitole avec des dizaines de membres du puissant comité de la Chambre des représentants qui supervise les négociations commerciales.

"Les États-Unis vendent plus au Canada qu'à la Chine, au Japon et au Royaume-Uni réunis, a déclaré M. Trudeau dans son allocution d'ouverture. Nous sommes déjà votre plus gros client."

Cette visite se déroule alors que les premiers signes de difficultés surviennent dans les négociations de l'ALÉNA, les grands groupes d'affaires exprimant maintenant la crainte que l'accord en vigueur depuis 1994 puisse disparaître.