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Luc Lavoie n'a pas commis d'infraction criminelle, juge la SQ après enquête

Aucune accusation ne sera déposée.

10/10/2017 14:45 EDT | Actualisé 10/10/2017 14:50 EDT

Le commentateur politique du réseau TVA Luc Lavoie n'a pas commis d'infraction criminelle en tenant ses propos controversés sur la «chasse aux séparatistes», tranche la Sûreté du Québec (SQ).

La SQ avait entamé une enquête après la phrase-choc dite le 3 octobre dernier lors de l'émission «La joute», diffusée sur les ondes de la chaîne d'information continue LCN. Une plainte avait été déposée contre M. Lavoie.

Mardi, la SQ a fait savoir qu'après une analyse des propos tenus et après avoir rencontré l'intéressé, elle en arrive à la conclusion qu'il n'y a «pas de motif raisonnable de croire qu'une infraction criminelle a été commise», a indiqué au téléphone le sergent Daniel Thibodeau.

Bref, le dossier ne sera pas transféré au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui aurait pu déposer des accusations.

Le sergent n'a fourni aucun autre détail. On ignore qui a déposé la plainte.

Le commentateur avait été retiré des ondes du réseau TVA, mercredi dernier, le temps que la police mène à terme son enquête.

M. Lavoie a dit en ondes souhaiter faire «la chasse aux séparatistes», avant de s'excuser en soirée, voyant que sa déclaration avait déclenché un tollé sur les réseaux sociaux.

Dans le cadre de l'émission d'analyse politique animée par Paul Larocque, M. Lavoie commentait alors les pétitions déposées le jour même à l'Assemblée nationale au sujet de la chasse à l'écureuil.

M. Lavoie avait enchaîné en affirmant: «On pourrait prendre nos «guns» comme les Américains, pis on tire des écureuils. (...) En fait, moi, j'aurais aimé pouvoir chasser les séparatistes, mais ça a l'air que c'est pas possible!»

Mardi, la direction de TVA Nouvelles/LCN s'est contentée de dire qu'elle avait pris connaissance de la décision de la SQ et qu'elle ne fera aucun autre commentaire, puisqu'elle souhaite maintenant rencontrer Luc Lavoie au cours des prochains jours.

Mercredi dernier, elle avait toutefois qualifié les propos de M. Lavoie d'«inacceptables» dans un communiqué.