DIVERTISSEMENT

Le producteur de films Harvey Weinstein congédié de la Weinstein Company

Il aurait harcelé plusieurs femmes, pendant des décennies.

09/10/2017 05:33 EDT | Actualisé 09/10/2017 05:33 EDT

Le producteur de films Harvey Weinstein a été congédié de la Weinstein Company, suite à de nouvelles informations concernant sa conduite, a annoncé dimanche le conseil d'administration de la société.

Harvey Weinstein avait auparavant pris volontairement congé de sa propre entreprise après qu'un article explosif du New York Times eut révélé qu'il avait harcelé sexuellement plusieurs femmes, notamment l'actrice Ashley Judd, pendant des décennies.

Le conseil d'administration a approuvé vendredi cette décision, mais il est allé plus loin dimanche, congédiant Harvey Weinstein de la compagnie qu'il a cofondée.

Dans un communiqué, le conseil d'administration a indiqué que de «nouvelles informations» sur la conduite d'Harvey Weinstein avaient émergé ces derniers jours. Un avocat de Weinstein n'a pas immédiatement commenté dimanche.

Un porte-parole de la Weinstein Company a refusé de fournir des détails sur ce congédiement.

L'article du «New York Times» comprend des témoignages à la première personne d'actrices et d'employés au sujet des comportements reprochés à M. Weinstein. Mme Judd s'y souvient d'un incident lors duquel M. Weinstein lui avait demandé de venir le rencontrer dans une chambre d'hôtel. Le producteur l'aurait accueillie vêtu d'un peignoir et lui aurait demandé si elle voulait lui faire un massage ou le regarder prendre une douche, raconte le quotidien.

«Je suis conscient que la façon dont je me suis comporté dans le passé avec des collègues a causé beaucoup de souffrances, et je m'en excuse sincèrement», a déclaré M. Weinstein dans un communiqué publié jeudi. «Bien que j'essaie de faire mieux, je sais que j'ai encore beaucoup de chemin à faire.»

Sa déclaration n'évoquait aucun incident en particulier.

Un avocat de M. Weinstein avait indiqué dans une déclaration écrite que l'histoire du «New York Times» était «truffée de déclarations fausses et diffamatoires.