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Incendie criminel dans une garderie au Brésil: neuf morts

Un gardien de nuit de la garderie a aspergé d'alcool ses jeunes victimes avant de mettre le feu à l'établissement.

06/10/2017 18:12 EDT | Actualisé 06/10/2017 18:13 EDT
FLAVIO BENEDITO CONCEI�O via Getty Images

Deux enfants brûlés lors de l'incendie criminel de jeudi dans une garderie au Brésil ont succombé à leurs blessures vendredi, portant à neuf morts le bilan de la tragédie, le jour où les premières victimes étaient enterrées.

Âgées de quatre ans, Cecilia Davine Dias et Yasmin Medeiros Salvino sont décédées en début d'après-midi, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'hôpital de Montes Claros, où une vingtaine d'enfants ont été transférés.

Le drame a eu lieu jeudi matin, dans un quartier modeste de Janauba, ville de 70.000 située à 600 km de Belo Horizonte, capitale de l'État de Minas Gerais (sud-est).

Un gardien de nuit de la garderie a aspergé d'alcool ses jeunes victimes avant de mettre le feu à l'établissement. Il est lui-même mort brûlé quelques heures plus tard.

Selon les autorités locales, il souffrait de "problèmes mentaux" depuis 2014.

Au total, sept enfants de quatre ans sont morts, ainsi qu'une enseignante, âgée de 43 ans.

L'incendie a également fait une quarantaine de blessés, acheminés dans trois hôpitaux de la région selon la gravité de leur état.

Vendredi après-midi, plusieurs dizaines de personnes se sont rendues au cimetière de Janauba pour l'enterrement des victimes, a constaté un photographe de l'AFP.

Les petits cercueils blancs ont été ouverts le temps de quelques minutes de recueillement, au milieu des sanglots de familles dévastées.

"Ce qui s'est passé est inexplicable. Je n'ai pas de mots. Quand j'ai entendu parler de l'incendie à la radio, j'ai tout de suite pensé à mes petits-enfants. J'étais sûr qui leur était arrivé quelque chose", a déclaré au site du quotidien Folha de Sao Paulo Antonio Pereira da Silva, 56 ans, qui a enterré sa petite-fille.

La mairie de Janauba a décrété un deuil officiel de sept jours et le président Michel Temer a tenu à exprimer jeudi sa "solidarité envers les victimes de cette "tragédie".