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Un cadre sur cinq souffre de détresse psychologique

Et les femmes sont encore plus nombreuses à vivre de la détresse.

05/10/2017 16:50 EDT | Actualisé 05/10/2017 16:52 EDT
Getty Images/iStockphoto

Un cadre québécois sur cinq boit trop et affirme souffrir de détresse psychologique, révèle une nouvelle étude d'une chercheuse de l'Université de Montréal.

Et les femmes sont encore plus nombreuses à vivre de la détresse.

Salima Hamouche a observé ces phénomènes dans le cadre de son doctorat effectué à l'École de relations industrielles. Elle a dévoilé des résultats préliminaires de son étude sur la santé mentale des cadres au Québec.

Plus précisément, elle a constaté que 19,5 pour cent des cadres ayant participé à son étude ont déclaré souffrir de détresse psychologique et que 20,5 pour cent ont admis une consommation d'alcool qui pourrait entraîner une dépendance. On ne sait toutefois pas encore si ce sont les mêmes personnes qui font partie de ces deux groupes, a souligné en entrevue la chercheure, qui peaufine sa thèse.

Mme Hamouche a utilisé une base de données constituée entre 2009 et 2012 et en a extrait les déclarations de 307 cadres, sur un échantillon total de 2162 personnes.

D'autres troubles ont aussi été relevés: 11,7 pour cent des cadres québécois ont dit consommer des médicaments psychotropes, 2,3 pour cent éprouver des symptômes d'épuisement professionnel au moins une fois par semaine et 2,9 pour cent présenter des signes de dépression au moment de l'enquête.

La chercheuse note que la détresse psychologique est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Elle observe que les femmes qui montent dans la hiérarchie d'une entreprise font face à une foule de défis pour tenter de briser le plafond de verre. Et qu'elles doivent souvent jongler avec les difficultés liées à la conciliation travail-famille, souligne-t-elle.

Stéphanie Marin, La Presse canadienne