POLITIQUE

Toutes les réactions à l’abandon du projet Énergie Est

Il y a des gens qui sont contents... et d'autres qui le sont moins.

05/10/2017 12:07 EDT | Actualisé 05/10/2017 12:35 EDT
LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – Les réactions ne se sont pas fait attendre après l'annonce de l'abandon du projet d'oléoduc Énergie Est par TransCanada.

Si les groupes environnementaux sont aux anges, les milieux d'affaires se montrent déçus de cette décision d'affaires.

À Québec, l'ensemble des partis politiques a salué l'abandon du projet. Certains l'ont même qualifié de « victoire » pour la province.

Voici un tour d'horizon des réactions à Québec, à Ottawa et ailleurs. La liste sera mise à jour au courant de la journée.

AFP/Getty Images

« Je suis satisfait que TransCanada abandonne ce projet compte tenu du faible niveau d'acceptabilité sociale qu'il a recueilli, c'était la décision à prendre. »
- Denis Coderre, maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal

« Je crois qu'on a beaucoup évolué par rapport au pétrole et surtout que toute la lutte aux changements climatiques, la nécessité de passer à d'autres types de combustibles, c'est une question qui est encore plus importante que jamais. Quand on regarde les investissements dans le monde, les investissements en énergies fossiles sont beaucoup moindres que les énergies renouvelables. »
- David Heurtel, ministre de l'Environnement du Québec

« La décision de TransCanada d'annuler le projet d'oléoduc Énergie Est était une décision d'affaires. »
- Jim Carr, ministre des Ressources naturelles du Canada

« C'est une journée triste pour le Canada »
- Gérard Deltell, député de Louis-Saint-Laurent pour le Parti conservateur du Canada

« C'est une très grande victoire, c'est une victoire des Québécois et c'est une victoire du Parti québécois parce que, nous, on s'est opposé, depuis le début, très clairement, à ce projet d'Énergie Est, alors que la CAQ et les libéraux étaient prêts à le laisser passer à certaines conditions. »
- Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

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« C'est assez rare qu'on se lève le matin avec une bonne nouvelle pour l'environnement, TransCanada Énergie qui indique qu'elle abandonnera son projet Énergie Est. Je pense que, vraiment, on peut féliciter, c'est une grande, grande victoire pour le mouvement citoyen, pour les groupes environnementaux qui, mobilisation après mobilisation, marche après marche, manifestation après manifestation, colloque après colloque, ont réussi à faire tomber les différents morceaux. »
- Martine Ouellet, députée de Vachon et chef du Bloc québécois

« Je ne peux pas vous cacher que je suis très heureuse, ma formation politique aussi, parce que, comme vous le savez, Québec solidaire, depuis le tout début, a été le premier parti qui a maintenu tout le long cette idée qu'Énergie Est est un projet d'un autre siècle, et que c'était totalement inacceptable. »
- Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire

« Énergie Est aurait créé des milliers d'emplois et des milliards de dollars de revenus dans l'économie canadienne. C'est une grave déception et un revers de plus dans la construction de l'infrastructure essentielle dont nous avons besoin pour amener les ressources du Canada sur le marché. »
- Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

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«C'est une excellente journée pour l'eau, le climat, l'économie et les droits autochtones. Le monde change et la fin de l'ère du pétrole est en vue. Il s'agit d'une incroyable victoire pour tous les citoyens, les environnementalistes, les municipalités, les propriétaires fonciers, les syndicats, les Premières Nations et tous ceux et celles qui ont prouvé qu'il n'y avait pas d'acceptabilité sociale pour ce projet. »
- Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace

« Aujourd'hui est un grand jour pour le climat et pour les dizaines de milliers de citoyens qui se sont battus contre ce projet insensé. C'est un grand jour pour tous ceux qui ont plaidé pour un futur meilleur pour nos enfants. Nous avons gagné ! »
- Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre

« C'est une bien mauvaise nouvelle pour notre économie, car ce sont des milliers d'emplois en génie civil et en construction industrielle qui ne verront pas le jour au Québec. Sans compter les millions de dollars d'investissement et plus de 10 milliards de dollars de revenus fiscaux à oublier. Il nous faudra collectivement tirer des enseignements de ce dossier et de la nécessité d'accompagner les promoteurs de grands projets plutôt que de parsemer leur chemin d'embûches. »
- Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des Chambres de commerce du Québec