BIEN-ÊTRE

Un programme de prévention de la sexualisation précoce élaboré à l'UQAM

Outiller les jeunes face à l'hypersexualisation dans les publicités, dans les vidéos et les vidéoclips.

03/10/2017 15:48 EDT | Actualisé 03/10/2017 15:56 EDT
Chris Helgren / Reuters

Un programme de prévention de la sexualisation précoce des jeunes vient d'être lancé par une professeure du Département de sexologie de l'UQAM.

Ce programme est destiné aux enseignants, aux psychoéducateurs, aux directions d'école, aux conseillers pédagogiques et aux intervenants en santé et services sociaux qui travaillent auprès des jeunes de 10 à 12 ans ou de la fin de l'école primaire.

La professeure Francine Duquet, qui a conçu le programme «On est encore des enfants», souhaite qu'il permette d'outiller les jeunes face à l'hypersexualisation.

Il vise à aborder avec eux la signification de certains termes explicites qu'utilisent les jeunes, d'expliquer certains comportements, de les former pour mieux faire face aux images qu'ils voient dans la publicité, dans les vidéos et les vidéoclips.

Pour élaborer son programme, Mme Duquet a mené des entrevues individuelles auprès de 24 jeunes de la région de Montréal. Le programme est passé par une première étape de validation auprès d'enseignants et d'intervenants, en 2015, puis il a été expérimenté avec 100 jeunes de 5e et 6e années du primaire.

La professeure ne croit pas que la sexualisation précoce soit un phénomène marginal. Elle explique que le grand nombre d'images et messages à caractère sexuel que reçoit un jeune de cet âge peut avoir des répercussions sur son image corporelle, sur la perception des filles et des garçons. Le jeune peut également se sentir obligé d'avoir «un chum» ou «une blonde».