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Le tireur de Las Vegas était un «individu très, très malade», selon Donald Trump

«Nous allons parler des lois sur les armes lorsque du temps aura passé», a-t-il précisé.

03/10/2017 09:50 EDT | Actualisé 03/10/2017 09:50 EDT

Donald Trump a décrit le tireur qui a fait 59 morts et blessé des centaines de personnes à Las Vegas comme étant un «individu très, très malade».

Le président des États-Unis a commenté la tuerie alors qu'il s'apprêtait à partir pour Porto Rico, où il ira constater les dommages causés par le passage de l'ouragan Maria. Il a parlé du tireur comme d'une personne «démente», ajoutant que «nous nous penchons sur son cas très sérieusement».

Il a également fait l'éloge de la police de Las Vegas, qui a fait «un travail remarquable», selon lui.

Interrogé sur les lois entourant les armes à feu, le président a lâché que «nous allons parler des lois sur les armes lorsque du temps aura passé».

Au lendemain de l'attaque, survenue dimanche soir dans un festival de musique en plein air, Donald Trump avait parlé d'un «geste de pure méchanceté» et assuré que la nation s'unirait derrière les survivants.

Armé jusqu'aux dents

Le tireur de Las Vegas était muni de deux dispositifs qui auraient pu transformer des armes semi-automatiques en armes complètement automatiques, selon les autorités.

De tels dispositifs préoccupent les autorités depuis les dernières années.

Une arme semi-automatique ne tire qu'une balle chaque fois que l'on appuie sur sa détente. Avec une arme à feu automatique, une seule pression sur la détente peut envoyer une série de balles, jusqu'à ce qu'elle soit vide.

L'achat d'armes complètement automatique est restreint aux États-Unis depuis les années 1930.

En 1986, la loi fédérale sur les armes à feu a été amendée afin d'interdire le transfert ou la possession de mitrailleuses par des civils, avec une exception pour celles déjà fabriquées et enregistrées.

Le tireur de Las Vegas, Stephen Paddock, avait 23 armes à feu dans sa chambre d'hôtel.

Une personne au courant de l'enquête a confié à l'Associated Press que les enquêteurs tentaient de déterminer si les dispositifs avaient été utilisés par le tueur pour modifier les armes du massacre.

Fusillade à Las Vegas