DIVERTISSEMENT

«Occupation double Bali», c’est parti!

Avec d'abord un exercice pas particulièrement glorieux, un brin cruel, mais surtout cacophonique.

02/10/2017 07:09 EDT | Actualisé 02/10/2017 07:10 EDT
occupationdouble.noovo.ca

Pour le début de la 11e édition d'Occupation double – mais première sous les auspices de V -, les sept candidates féminines (que nous vous présentions ici) ont dû s'astreindre à un exercice pas particulièrement glorieux, un brin cruel, mais surtout cacophonique, dimanche.

C'est que, regroupés devant elles, les garçons désireux de prendre part à l'expérience Occupation double Balin'avaient pas tous l'occasion de se faire voir et entendre sur le tapis rouge, comme le voulait jadis la coutume. Pour la première fois, également, le tapis rouge était enregistré devant public.

Cette année, les filles devaient plutôt appeler les gars elles-mêmes, un à un. L'aspirant devait ensuite vendre sa salade, et les dames, décider si, oui ou non, celui-ci ferait partie de l'aventure OD Bali. Sitôt le chiffre magique de six participants confirmés, les candidats restants devaient plier bagages et retourner chez eux.

L'exercice a été révélateur quant à la personnalité des jeunes femmes, qui devaient d'abord interpeller leur vis-à-vis masculins à grands coups de «le gars, au bout, en haut» et autres froides indications dans ce contexte de recherche du grand amour.

Puis, étant donné qu'elles devaient négocier à voix haute les «pour» et les «contre» de garder tel ou tel célibataire dans le jeu, les arguments en disaient souvent long sur le caractère de celle qui les énonçait. C'était brouillon, on avait souvent bien du mal à saisir les propos de l'une ou l'autre, on ne comprenait pas toujours où s'en allaient les «consultations», mais quelques têtes fortes se sont déjà démarquées du lot. Gageons que plusieurs ont déjà développé une aversion pour l'envahissante Karine, sa (très) grande gueule et sa diction relâchée, ou pour Élodie, femme-enfant au timbre vocal pour le moins singulier, tout aussi expressive...

Les premiers élus

Louis-Philippe, 27 ans, de Mirabel, est propriétaire de gym et entraîneur. Il a gagné la faveur des filles en leur parlant de son «petit garçon» de trois mois, un bébé raton laveur, répondant au nom de «Bandit». Sitôt son (court) discours livré, Louis-Philippe a obtenu son laissez-passer pour Bali.

Marc-André, éducateur en centre jeunesse, a eu moins de chance. Dans une description poétique de lui-même, il a parlé de passion et d'émotion, vanté «les plaisirs de la vie, les soirées entre amis et les trips à Bali.» Lui qui rêve pourtant d'amour à long terme a été recalé par les demoiselles.

Celles-ci ont ensuite longuement hésité sur le cas de Karym, 21 ans, de Longueuil. L'agent de sécurité, qui affirme danser la salsa avec sa mère tous les jours, a généré quelques «Moi, c'est oui», «Moi, c'est non», «Moi, 21 ans, ça meturn off d'un coup», «Moi, c'est très oui», et alouette, chez les dames. Mais son charme a finalement opéré et obtenu l'unanimité.

«Party boy» dans la vie de tous les jours, mais «capable d'avoir la tête sur les épaules quand [il est] en dehors des bars», Samuel C, un barman, a retenu l'attention de Karine, qui «aime vraiment ça les gars, comme, qui ont des valeurs familiales», mais n'est pas parvenu à grimper dans l'avion pour poursuivre l'aventure.

Ce fut le scénario totalement inverse pour Adamo, un Italien, musicien, de 29 ans, que les filles ont appelé à elles en le désignant par : «Le petit nœud papillon, les cheveux longs, devant...» Adamo a récité tous les clichés liés à la culture italienne devant une gente féminine en pâmoison. «J'aime les pâtes, j'fais à manger, ma mère est sévère...» Son passage à l'examen a été long, mais le bellâtre a été accepté d'emblée.

Identifié parmi ses pairs comme «le garçon avec les lunettes», Philippe, 22 ans, étudiant en philosophie de Mont-St-Hilaire, a soutenu être «capable de rigoler, qu'on rie de moi pis toutte».Les filles ont apprécié que Philippe se pointe devant elles pour les «bonnes raisons», soit trouver l'amour. «Moi, je l'ai dit au début qu'est-ce que j'aimais, pis il a pas mal dit qu'est-ce que j'aimais», a philosophé l'omniprésente Karine. Ce fut adjugé, Philippe sera du péripleOccupation double.

Kris («Le grand brun à gauche»), 28 ans, charpentier-menuisier originaire de St-Hubert, a exposé ses couleurs d'entrée de jeu. «Je ne suis pas là pour jouer des games et vous niaiser». Sa meilleure amie, la femme la plus importante dans sa vie, c'est sa mère. «Si vous êtes dans ma vie, elle va savoir tout ce que vous m'avez dit, tout ce que vous avez fait», a-t-il avisé, avant d'informer qu'il n'a pas de chien, mais qu'il aimerait en avoir un. «Moi j'en ai un», s'est tout de suite interposée Karine, sans surprise. La délibération fut longue, mais Kris a reçu l'approbation du comité décideur.

Ayant vu des comparses être écartés en raison de leur jeune âge, Samuel P, un entrepreneur de 20 ans, était intimidé de dévoiler le sien. Très nerveux, il a dû reprendre sa présentation, dans laquelle il expliquait vouloir trouver son âme sœur et «meilleure amie» à OD. «Moi c'est trop jeune pour moi. Même si j'ai l'air d'un bébé, j'ai 28 ans», a tranché Élodie de sa voix de... bébé, donnant ainsi le coup d'envoi à un mini-débat ayant pour thème la nécessité de considérer l'âge des mecs dans les délibérations. Quoi qu'il en fut, le pauvre Samuel a dû quitter les lieux sans demander son reste.

«T'as vraiment des beaux yeux, en passant», a lancé Élodie à Pascal-Hugo, 26 ans, de Québec, qui gagne sa vie en écrivant des textes jeunesse destinés aux écoles. L'homme a parlé de son imaginaire débordant, a souhaité à voix haute vivre «quelque chose d'extraordinaire, de quasiment surréel», a parlé de la tarte au sucre «incroyable» qu'il cuisine et mentionné son statut de petit frère de trois grandes sœurs. «Vous avez l'air fortes, vous êtes un chef d'œuvre», a flatté Pascal-Hugo, se dégotant ainsi une place promise chez les participants.

Belle énergie

Coup de théâtre à l'issue du tapis rouge qu'on croyait terminé : une fille, choisie par les gars, allait devoir désigner l'un d'eux pour l'intégrer au groupe de garçons. Exaspérés par Karine et Élodie, les mâles ont donné la chance à Alanis de défendre son point de vue, et celle-ci ne s'est pas gênée pour casser du sucre sur le dos de ses camarades en messe basse avec les gars. Son vote s'est porté sur Sansdrick, 28 ans, un entrepreneur en design de Québec.

Comme si ce n'était pas assez d'émotions fortes, le public (celui sur place lors de l'enregistrement du tapis rouge, ou les téléspectateurs à la maison, dimanche? Mystère, on ne l'a pas spécifié), devait lui aussi déterminer son coup de cœur chez les garçons, pour ajouter un membre à la tribu. Yuri, 28 ans, mixologue, a ainsi gagné son droit de prendre le rang avec les autres, mais n'a été choisi par aucune fille lors de la première activité de groupe, et on soupçonne fortement qu'il sera le premier évincé.

Il a été annoncé, dimanche, que dans quelques semaines, un deuxième tapis rouge, sur lequel ce sera cette fois au tour des gars de choisir de nouvelles filles, aura lieu à Bali pour la suite de la compétition. Voilà qui devrait mettre du piquant. Déjà, les téléspectateurs ont le mandat de sélectionner les sept chanceuses qui auront le privilège de faire partie de la deuxième vague de candidates, via la page Facebook d'Occupation double Bali.

Les dernières minutes de l'heure et demi de la mise à feu d'Occupation double Bali ont été consacrées à la découverte des maisons par les filles et les garçons, et une première épreuve au fond de l'eau a permis de décréter que Philippe et Jessie seront les premiers à partir en voyage en duo. Au cours d'une activité sur le bateau, une fille a judicieusement hurlé que «les gars sont sexe en chest!» Ça promet pour la suite.

Ayons aussi une pensée pour Jordanne qui, tout à son enthousiasme, a souligné dans l'un de ses bilans à la caméra que «tout le monde a une belle énergie». Impossible d'entendre pareille phrase sans penser à Like-Moi! et Je choisis Jonathan...

À l'animation de ce premier Occupation double «nouvelle génération», dimanche, Jay Du Temple a été de plus en plus à l'aise au fur et à mesure que l'émission avançait. Visiblement nerveux au départ, il a offert un court monologue d'ouverture humoristique et sympathique mais, le reste du temps, Du Temple s'est adéquatement effacé derrière les participants, intervenant aux bons moments avec le ton parfait, toujours un peu moqueur, mais respectueux.

Voir aussi:

Occupation double